James Hyde

 ( 1958, Philadelphie, USA)

Né en 1958 à Philadelphie aux États-Unis, James Hyde vit et travaille à Brooklyn, dans l'État de New York.

Au premier coup d'œil, les tableaux de James Hyde ressemblent à de l'art. Cela pourrait même être une position radicale qu'un artiste devrait prendre aujourd'hui - depuis que Marcel Duchamp a signé un urinoir et l'a exposé comme un chef d'œuvre, la pratique d'avant-garde implique de s'engager dans le domaine du non-art en ignorant délibérément les conventions du grand art. Certains des matériaux utilisés par Hyde confirment cette position (il utilise souvent du polystyrène, de la soie, de la moquette industrielle et du vinyle adhésif) et il arrive que le tableau ne soit pas fixé verticalement à un mur, mais l'œuvre est assemblée selon une logique esthétique, une relation partitive qui n'existe que dans les objets créés intentionnellement. En tant qu'art, et à la différence de la nature, les œuvres de Hyde dirigent votre attention. Il les crée en référence à l'histoire de la peinture. D'un autre côté, Hyde a utilisé une approche de la peinture permettant d'atteindre le potentiel transcendant de la fiction sans l'effet réducteur de la narration. Dans son œuvre, il a rompu avec l'image illusionniste de l'abstraction moderniste - même s'il y a de l'espace dans un de ses tableaux, notre conscience de l'objet physique nous empêche toujours d'y entrer. La surface d'une fresque, des couches de peinture superposées sur un lavis en arrière-plan, est rattachée à sa base saillante en polystyrène. Vous voulez voir la surface comme une illusion, mais vous ne pouvez pas nier ses limites en raison de la présence de ses soutènements. Hyde encourage également les références aux objets utilitaires et aux situations de la vie quotidienne - ses œuvres précédentes contiennent des poignées, des étagères et des rambardes. Les minimalistes privilégiaient les matériaux industriels comme l'acier, l'aluminium et le plastique et les utilisaient de façon hermétique, les préservant ainsi du contact avec le quotidien. Hyde, quant à lui, crée un art qui semble rigoureusement vernaculaire. Les matériaux fournissent des accès au spectateur, s'accordent avec lui et éveillent peut-être chez lui le désir de croire en l'œuvre ou d'être transporté par elle.
Extrait de James Hyde: Lean Narrative d'Alison Green.

Parmi ses dernières expositions solos, citons : Observatory and other recent painting à la David Risley Gallery à Copenhague, Danemark (2015) ; Landscape à la galerie Luis de Jesus à Los Angeles, Californie, États-Unis (2015) ; Varieties of Useful Experience à la Volume Gallery à Chicago, Illinois, États-Unis (2015) ; 20 Year Survey of James Hyde's Paintings dans le cadre du projet C.Ar.D., Magazzini, Pianello Val Tidone, Italie (2014) ; Reservoir à la Freedman Gallery, Albright College, Reading, Pennsylvanie, États-Unis (2013).

Les dernières expositions de groupe auxquelles il a participé comprennent : SITElines 2014: Unsettled Landscapes, SITE Santa Fe, Nouveau-Mexique, États-Unis (2014) ; We Should Talk to Each Other, the Cloud and I, galerie Mary S. Byrd, université d'Augusta, Géorgie, États-Unis (2014) ; Building Materials, Real Art Ways, Hartford, Connecticut, États-Unis (2013) ; James Hyde and Wallace Whitney à la Horton Gallery, NADA Miami, Miami, Floride, États-Unis (2013).

Des œuvres de James Hyde se trouvent, entre autres, dans les collections permanentes des musées et galeries suivants : Museum of Modern Art, New York, NY ; Solomon R. Guggenheim Museum, New York, NY ; Brooklyn Museum of Art, Brooklyn, NY ; Albright-Knox Gallery, Buffalo, NY ; Weatherspoon Art Museum, université de Caroline du Nord à Greensboro, NC ; Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C. ; Denver Art Museum, Denver, CO ; Memorial Art Gallery, université de Rochester, NY ; Allen Memorial Art Museum, Oberlin College, Oberlin, OH ; San Jose Museum of Art, San Jose, CA ; Museo Cantonale d'Arte, Lugano, Suisse ; et Musée Fabre, Montpellier, France.

Hyde s'est vu attribuer de nombreux prix et récompenses, dont la bourse de la Mitchell Foundation en 2000 et la bourse Guggenheim en 2008. Hyde est actuellement critique au sein de la Pennsylvania Academy of Fine Art et de la Cooper Union for Advancement of Science and Art.
Hyde utilise souvent du matériel non conventionnel tel que du plâtre, du nylon, du chrome, de l'acier ou encore de la styromousse et du verre. Sa pratique a été décrite comme une « exploration de la physicalité » en raison de ses expérimentations avec différentes textures et surfaces qui réévaluent et repoussent souvent les limites de la peinture.
Hyde décrit son travail en disant :
« Je pense que la peinture n'est jamais seulement un objet peint, ni un médium au sens strict. Il s'agit également d'une situation symbolique et allégorique qui se trouve être créée par un médium particulier et un ensemble de matériaux. En tant que peintre, j'ai vraiment essayé de remettre en question la définition de la peinture et de la repenser de différentes manières. Et c'est ainsi que je me retrouve avec tant de pistes et de possibilités, notamment en termes de peinture abstraite. »
En 2003, il a commencé à incorporer de la photographie dans ses tableaux, tout en continuant à utiliser des matériaux alternatifs récupérés du temps où il travaillait pour une société de construction vers la fin des années 70.
Lorsqu'on l'interroge sur sa technique en tant qu'artiste, Hyde répond :
« Le minimalisme est le courant d'où je viens et qui m'a toujours inspiré, mais j'étais moins intéressé par la trame en tant que dispositif de composition plutôt que comme une méthode de sérialisation et de répétition. La trame était juste un moyen de placer ces fresques et de les répéter d'une manière n'impliquant aucune notion d'espace, qui ne m'a jamais intéressé. La répétition permet une logique séquentielle - une musique à partir d'informations visuelles. »
La particularité de Hyde réside dans le grand nombre de matériaux alternatifs qu'il incorpore dans ses peintures minimalistes, créant parfois des pièces en trois dimensions visant à explorer de nouvelles surfaces et de nouvelles organisations.
Hyde est arrivé à New York City en 1977 alors qu'il n'était encore qu'un adolescent. Même s'il avait déjà débuté sa pratique artistique, il a longtemps, au début de sa carrière, refusé de montrer son travail en réaction à une « frustration par rapport à ce qui était exposé », et a consacré beaucoup de temps à son travail d'entrepreneur dans la construction. Il n'a commencé à fréquenter le monde artistique que vers le début des années 80.
Hyde a reçu la bourse de la Guggenheim Foundation en 2008, la bourse Pollock-Krasner en 2011, la bourse de la Joan-Mitchell Foundation en 2000, ainsi que la bourse d'aide à la composition (CAPS Grant) de l'État de New York en 1982.
« Après ses enquêtes décisives sur les peintures en tant qu'objets d'un certain volume, M. Hyde retourne à la planéité. La structure est désormais fournie par des photographies numériques - toutes prises par l'artiste lui-même et souvent imprimées en grande dimension - de structures à moitié construites, de sites de construction, de nuages, d'arbres, de gros plans de mains humaines et de fleurs. Assemblées à l'aide de bouts de ruban adhésif, de formes peintes et de morceaux de bois peints sur de la styromousse, ces œuvres fonctionnent comme des dessins. Elles montrent comment M. Hyde pense et ce qu'il regarde, une partie de son processus de travail et, par-dessus tout, son souhait d'éviter les ornières. » - Roberta Smith, « James Hyde: Unbuilt », The New York Times, 24 avril 2009
« Les artistes qui ont vingt ou trente ans de pratique artistique derrière eux finissent presque toujours par révéler et intensifier leurs intérêts premiers. Dans le cas de James Hyde, sa production semble à la fois confirmer et contredire cette affirmation. En étudiant ses œuvres, on peut en effet observer une progression, mais qui semble former une ellipse : la même confiance posée a toujours existé dans son travail, puisqu'il mélange facilement et souvent diverses œuvres d'expositions passées avec de plus récentes. C'est ce qu'il a fait notamment dans le cadre de son exposition actuelle, où il a inclus au moins une sculpture de la série Pandora (laque sur aluminium coulé hybride) de 2003, qui se distingue par sa manière d'allier peinture et sculpture. Ce qui ressort de plus en plus, en revanche, c'est que Hyde enquête encore plus loin que ce que beaucoup pensaient. » - Joe Fyfe, « James Hyde at the Villa du Parc », 2010.
« Utilisant la langue de l'abstrait, mais toujours à l'écart des conventions stylistiques, Haynes utilise des rectangles en papier mâché colorés et de vastes étendues de peinture qui couvrent, dissolvent ou mettent en évidence des sections de la photographie en dessous. Cette exposition de peinture sur photographie fait ressortir l'objet nettement - Hyde sait bien qu'appliquer de la peinture sur la surface d'une photographie non seulement atténue la véracité de l'image, mais sublime aussi l'interaction entre l'image et la surface. En obstruant notre vue de la photographie et en compliquant notre vision de la peinture, il nous permet de voir les deux plus clairement, avec le style, l'énergie et l'inventivité qui le caractérisent. Les photographies utilisées dans ces peintures représentent aussi bien le monde naturel que le bâti urbain. Plusieurs photographies montrent des bâtiments à différents stades de construction, sans recouvrement, ce qui nous permet de voir à l'intérieur de la structure. Hyde qui, dans une ancienne vie, a exercé la profession d'entrepreneur, comprend mieux que quiconque le langage de la construction. Après tout, la mécanique de la construction n'est pas tellement différente de celle de la vision et, dans cette exposition, Hyde, en tant qu'architecte, nous offre une nouvelle ville, une ville construite à partir de photographies, une ville qui rend hommage aux briques et nous permet de voir, non seulement la méthode de construction, mais aussi sa substance. » - Irving Evans, « The Hydes of March », magazine Dossier, 17 mars 2009.
« En tant que peintre », dit Hyde, « je m'intéresse aux processus qui font que la peinture est construite et reconnue. J'essaie que ce narratif reste compréhensible - les actions d'enrobage, de recouvrement, de marquage ou de pliage sont exécutées séparément, par des gestes distincts, de façon à représenter à la fois une action et une description d'une action. » Pour cette raison, Hyde s'efforce d'introduire la tension la plus forte possible entre l'hétérogénéité des composantes de chaque image et l'unité de l'effet pictural. Hyde maximalise la tension entre l'hétérogénéité et l'homogénéité. Cela signifie qu'il ne s'intéresse pas uniquement à l'un ou à l'autre, mais au transfert entre les deux, à la possibilité, quand les choses se disloquent, qu'elles se transforment en un ensemble homogène, pour se fractionner en éléments distincts l'instant d'après. - Michael Lüthy, traduit de l'allemand, « James Hyde », catalogue d'une exposition à la galerie Schau Ort, mars 2011.
Expositions de groupe à la galerie
Feed the Meter, Wandhaff
23 Septembre - 16 Décembre 2017


Selection d'expositions personnelles

2016
Pyramid Lake, Reynolds Gallery, Richmond, Virginia, Etats-Unis

2015
Observatory and other recent painting, David Risley Gallery, Copenhague, Danemark
Landscape, Luis de Jesus, Los Angeles, Etats-Unis
Varieties of Useful Experience, Volume Gallery, Chicago Illinois, Etats-Unis

2014
20 Year Survey of James Hyde's Paintings, Commissaire d'exposition: Paolo Baldacci, C.Ar.D., Magazzini, Pianello Val Tidone, Italie
James Hyde, Galerie Filles du Calvaire, Paris, France

2013
Six Works Around a Dam, David Risley Gallery, Copenhague, Danemark

2011
INHERE, Shau Ort, Zurich, Suisse

2010
MIX, Kathleen Cullen, New York, Etats-Unis
Live Principles of Ventilation and Adhesion, Villa du Parc Contemporary, Annemasse, France

2009
Unbuilt, Southfirst, Brooklyn, New York, Etats-Unis
Reformation, Satellite FDC, Bruxelles, Belgique

2008
Survey, Maison de la Culture de Bourges, Bourges, France

2007
Glass Box Paintings: 1995-2007, Reynolds Gallery, Richmond, Etats-Unis
Painting Then for Now, en collaboration avec Svetlana Alpers and Barney Kulok, David Krut Projects, New York, Etats-Unis

2006
Contemporary Links 4: James Hyde, San Diego Museum of Art, San Diego, Etats-Unis

2005
Elisabeth Kaufman Gallery, Zurich, Suisse

2004
Weatherspoon Art Museum, Greensboro, Etats-Unis

2002
Centre d'Art Contemporain d'Ivry, Galerie Fernand Leger/Credac, Ivry-sur-Seine, France

2000
Installation of small works, commissaire d'exposition: Jonathan Van Dyke, Susquehanna Art Museum, Harrisburg, Etats-Unis

1999
Le Quartier, Centre d'Art Contemporain de Quimper, France

1997
James Hyde Paintings, 1992-1997, Queens Museum, Queens, New York, Etats-Unis

Selection d'expositions de groupe

2017
Avant-Grave, Tiger Strikes Asteroid, Brooklyn, New York, Etats-Unis
Vatic Utterance, Trestre, Brooklyn, New York, Etats-Unis
Surface Feelings, Coustof Waxman, New York, Etats-Unis

2016
Portrait of a Landscape, commissaire d'exposition: Claudia Cortínez, Shirley Fiterman Art Center, New York, Etats-Unis

2014
SITElines 2014: Unsettled Landscapes, SITE Santa Fe, Etats-Unis
Far In Out, commissaire d'exposition: Jerome Lefevre, Galerie Triangle Bleu, Stavelot, Belgique

2013
PAINT THINGS: Beyond the Stretcher, deCordova Museum, Lincoln, Etats-Unis

2012
Three Points Determine a Circle, James Hyde, Fabienne Lasserie, and Lucas Blalock, Kleinert/James Arts Center, Woodstock, Etats-Unis
Tops, Open Space, Long Island City, New York, Etats-Unis

2010
The Jewel Thief, Tang Museum, Skidmore College, Saratoga Springs, New York, Etats-Unis
The Image in Contemporary Painting, Visual Arts Gallery, the School of Visual Arts, New York, Etats-Unis

2007
Citadel 1 Front Room / Killing Room, David Risley Gallery, Londres, Royaume-Uni
The Photograph as Canvas, Aldrich Contemporary Art Museum, Ridgefield, Etats-Unis

2006
James Hyde, Richard Woods and Stephen Dean, David Risley Gallery, Londres, Royaume-Uni
Transformer, Main Line Art Center, Haverford, Etats-Unis
Take A Seat, Neuberger Museum of Art, Purchase, New York, Etats-Unis

2004
Floor Play, Brooklyn War Memorial Gallery, Brooklyn, New York, Etats-Unis
Working in Brooklyn, Brooklyn Museum of Art, Brooklyn, New York, Etats-Unis
Motorcycle and Art, Susquehanna Art Museum, Harrisburg, Etats-Unis

2003
BQE II, Commissaire d'exposition: Christian Viveros-Faune & Joel Beck, White Box, New York, Etats-Unis
Skowhegan Faculty Exhibition, Institute of Contemporary Art at Maine College of Art, Portland, Etats-Unis

2001
Selections from the Permanent Collection, commissaire d'exposition: Bonnie Clearwater, Museum of Contemporary Art, North Miami, Etats-Unis
BROOKLYN!, Museum of Contemporary Art, Palm Beach, Etats-Unis

2000
Pintura, FRAC d'Auvergne, Clermont-Ferrand, France
Offshore, Kunstforeningen, Bergen, Norvège

1999
Untitled, Frances Lehman Loeb Art Center at Vassar College, Poughkeepsie, New York, Etats-Unis
Material Issues: Recent Gifts from the Collection of Katherine and James Gentry, San Jose Museum of Art, San Jose, Etats-Unis

1998
Hey, You Never Know, Kenny Schacter, New York, Etats-Unis
The Corcoran Collects: Selections from the Permanent Collection, Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C, Etats-Unis

1997
Current Undercurrent, Brooklyn Museum of Art, Brooklyn, Etats-Unis

1996
Transformal, commissaire d'exposition: Maia Damianovic, Vienna Secession, Vienne, Autriche

1995
New York Abstract, Contemporary Arts Center, Nouvelle-Orleans, Etats-Unis

Surface Feelings : James Hyde and Thomas Simon in conversation

Blouin ARTINFO - Blouin ARTINFO

03 Mars 2017


James Hyde : Visite d'atelier

MTV Re:Define website - MTV Re:Define website

01 Mars 2016


Inhere at Schau Ort - Michael Lüthy

01 Janvier 2011


Q+R : Lucas Blalock vs James Hyde

The Photography Post - Lucas Blalock

03 Juin 2010


Abstraction out of bounds

Art In America - Raphael Rubenstein

01 Novembre 1997


Thoughts Prompted By Fifteen Years of James Hyde

The Presence Tense - Dieter Roelstraete

30 Novembre -1


Feed the Meter Vol. 2

Feed the Meter Vol. 2

12 Décembre 2017