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Lionel Sabatté

 ( 1975, Toulouse)

Né en 1975 à Toulouse, France
Il vit et travaille entre Paris, France et Los Angeles, États-Unis

Formation

2003     Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Prix

2017     Lauréat patio Maison Rouge, Paris, France
               Lauréat du Prix Drawing Now, Paris, France

2011      Lauréat du Prix Yishu 8, Pékin, Chine.

Résidences

2015      Résidence Tour Saint-Ange, Colette Tornier, Seyssins, France.

2014      Résidence pARTage, Institut français de Maurice, Ile Maurice

2013      Résidence Vent des Forêts, Meuse, France.
Du 23 février au 27 avril 2019, ce sont les œuvres de Lionel Sabatté qu’accueilleront les vastes espaces de la galerie Ceysson & Bénétière, à Wandhaff, à Koerich, au Luxembourg. Cette exposition privilégiera l’œuvre peinte sans délaisser, toutefois, l’œuvre dessinée et l’œuvre sculptée. Cette dernière a valu à l’artiste, lors de la présentation de sa « meute » de loups, », pendant la FIAC 2011, au Muséum d’histoire naturelle, l’attention qu’appelait la « nouveauté » - la « nouvelleté » eût-on dit jadis – d’œuvres faites, en partie, de « moutons de poussière » ramassés systématiquement dans les galeries du métro, à la station Châtelet. Leur insertion fortement intrusive dans ce « grand décor » démonstratif qu’est la Grande Galerie de l’évolution en perturbait fortement l’ordonnancement et l’expressivité iconographique. Ces représentations insolites de canidés, assimilables aux loups gris communs d’Europe, parmi les sept mille spécimens rassemblés, théâtralisés dans leurs poses « naturalistes » pour « conter la grande aventure de la biodiversité » y proposaient une taxinomie exotique, étrange, incongrue renversant les dispositifs de monstration en les retournant à ceux des « cabinets de curiosités ». En aiguillant les voies de l’évolution à partir de L’Élevage de poussières de Duchamp, archivé par la célèbre photographie de Man Ray, elles rappelaient les périls de l’aléatoire, de la catastrophe, de l’entropie et, pourtant, leurs propensions constructives annoncées dans une admirable prétérition, par la condamnation prononcée dans la Genèse (3, 19). Il faut y voir aussi figuré, conséquence de cette condamnation, l’impérieux, l’inéluctable et paradoxal recyclage du vivant en découlant, tel que le célébrait Pierre Larousse : « Les vils débris retirés de la fange sont comme autant de chrysalides auxquelles la science donnera des formes élégantes et des ailes diaphanes. »

Les « pièces » de la machine spectaculaire de monstration du Muséum, les animaux naturalisés, se muent alors, elles, en œuvres d’art, parodies d’elles-mêmes, répliques mortes et animalières de reproductions de readymades humains dont le modèle est emprunté à John De Andrea et Jeff Koons, exempla rares d’un hyperréalisme pop dont la « vérité » physiologique perd toute crédibilité visuelle. L’éblouissante techné des taxidermistes aboutit ainsi à une sorte de représentation « plus vraie que nature », comme l’énonce le site du Muséum, c’est-à-dire excédant la mimésis dans une sorte de dévoiement mortifère et kitsch mis en exergue dans le défilé résolument anthropocentriste de La Caravane africaine. Les loups de la meute de Lionel Sabatté, eux, s’avèrent crédibles et comme œuvres d’art et comme « figures » de loups. L’artiste s’ingénierait-il à figurer les fictions rêvées d’une natura naturans en composant un bestiaire pérennisant une double tradition : celle de la représentation emphatique recherchée par les artistes animaliers et celle des bestiaires ? Il n’est guère possible d’esquiver, si l’on veut rapporter « cette cosmogonie du non-humain » aux avancées de la biogénétique et de l’anthropologie sociale telles qu’Edgar Morin et Edward Osborne Wilson, entre autres, s’efforcent d’en redéfinir les paradigmes et les méthodologies, son replacement dans l’histoire des formes c’est-à-dire en le situant dans la tradition. Se situer dans la tradition, souligne Boris Groys, ne signifie, pas prolonger la tradition, mais prendre ses distances avec elle.  Le bestiaire de Lionel Sabatté est loin d’exclure l’homme du monde et de la nature, même si a contrario des bestiaires antiques, médiévaux et modernes, ceux des manuscrits et des cartes marines, il ne propose pas de hiérarchies du vivant l’y plaçant au sommet comme y aspirait avec ferveur Giovanni Pico della Mirandola. Mais son bestiaire nous incite à revoir dans une perspective rétroactive les œuvres anthropomorphes et zoomorphes de Germaine Richier, Giacometti et César. Ses Licornes dont la consistance matérielle de leurs corps évidés, de leurs corps mal formés, à jamais « informés », semble malmenée par un façonnage brutal en rien expressionniste, ne s’inspirent-elles pas de la silhouette efflanquée du Chien de Giacometti ? Et, comment ne pas rapprocher ses cygnes, ses boucs, ses oiseaux, du bestiaire dont César « monte » et « assemble » les figures avec des ferrailles, rebuts de la fabrique mécanique ? César, de même qu’Arman et Tinguely, s’emploie à en recycler surtout les restes, les fragments des pièces inutilisables dans la machinerie productive. De même, s’établit une sorte de connivence formelle entre les Cygnes de Sabatté et La Chauve-souris de Germaine Richier dont les « monstruosités », La Mante, Le Cheval à six têtes, etc., anticipent sa propre tératologie. Les humanoïdes végétaux de Richier, comme extraits des collectes de mirabilia des cabinets de curiosités, relèvent encore de la statuaire. Ils illustrent et donnent crédit à un imaginaire hanté par les récits et les contes d’une nature qui n’est déjà plus seulement « enchantée ». Mais ils ne sont en rien des sources, des présages des hybridations auxquelles donne corps Lionel Sabatté lorsqu’il associe des matières végétales, bois, thé, curcuma à des armatures métalliques, des pièces d’un ou deux centimes d’euro, voire à du ciment. Ce sont, à rebours, ses œuvres qui permettent, aujourd’hui, de replacer les statues de Richier dans de nouvelles et très actuelles ramifications de « signifiés ». Il faut se garder, toutefois, de toute projection hâtive de significations. On peut, c’est tentant, exaltant, interpréter l’adjonction d’épices, de curcuma, de thé, de safran, comme des allusions à la fois poétiques et politiques, au commerce maritime d’antan ramenant ces produits de luxe, dont on prisait les vertus médicinales, des Amériques, des Indes, de l’Orient vers les entrepôts des ports de la mer du Nord. Bien sûr, l’aspiration aux liturgies guérisseuses des chamans, aux questionnements alchimiques sur la transformation des corps naturels, la nostalgie, peut-être, dans un monde oublieux du vivant, mais qui retrouve dans les avancées de la biogenèse des chemins possibles de propagation des espèces - à partir de particules élémentaires nomades, du règne animal au règne végétal-, anime sa quête rédemptrice d’une fusion, d’une symbiose, de l’homme et de la nature. Mais, on pourrait, tout aussi bien, relier les formes de certaines de ses sculptures et les strates de significations intrinsèques dont elles suscitent l’agrégation à leurs entours, à certaines formes d’arts dits primitifs, aux « charges » magiques de la statuaire Songye, aux fétiches à clous du Congo, voire aux « sorts » du vaudou. Tout se passe, comme si Lionel Sabatté, s’employait à nous lancer sur de fausses pistes pour qu’aucune de ses œuvres ne soit tout soudain réduite à un signifié qu’elle illustrerait. Les commentaires possibles sont cependant moins nombreux qu’il n’y paraît, mais loin de s’énoncer dans la claire lisibilité d’une histoire générale, monographique ou iconographique, ils ne peuvent que germiner dans le désordre et la complexité de savoirs glissants qui se font et se défont dans et avec les œuvres elles-mêmes. À les retrancher dans le genre du bestiaire, on les agrège vite aux légendes de cosmogonies dont l’errance est assurée par une prolixité textuelle, le « flow » selon Groys, dont, à l’instar de nombreux artistes contemporains, Lionel Sabatté joue avec maestria. Vouloir les relier à la bio-sociologie serait se hasarder à une sorte de mise en articulation quasiment anachronique. Mais les amarrer à une sorte de morphogenèse qui comme les déterminations des planifications du développement urbain laissent les villes démunies dans une incomplétude qui les assurent cependant contre l’aigreur totalitaire des cités idéales, n’est-ce pas s’autoriser d’envisager ces œuvres dans la perspective de l’anthropocène après la fin du monde prédite par Thimoty Morton ? Pourquoi pas ? Des restes s’y accumuleraient-ils, dans les œuvres de Sabatté, en une sorte d’avatar en modèle réduit de ce fameux continent de plastique dont les colorations surprenantes ne sont déjà plus que l’évidence - quasiment monosémique ? -d’une catastrophe annoncée.

Une œuvre comme La Sélection de parentèle peut être interprétée dans le réseau polysémique que j’ai tenté d’esquisser. Le titre y invite. Cette œuvre serait alors une allégorie du vivant et de ses trois règnes dont elle postulerait que leurs créatures s’originent d’un même nucléus moléculaire. Mais la forme humaine, comme celles des « étants » d’Human condition, reste engluée dans le végétal et les poudres pigmentaires. Ainsi inachevée, comme dégénérescente, surgie d’une catastrophe, d’un désastre, elle n’a plus rien à voir avec le non finito de Michel-Ange et sa symbolique néoplatonicienne. Elle n’est plus qu’un agglomérat cellulaire imparfait, déliquescent. Les références à l’histoire de l’art ébauchées plus haut n’auraient donc, il est vrai, qu’une évidence relative relevant d’un référencement qui, cependant, situe la tradition que de telles œuvres défont. Le végétal, les arbres, oliviers, bonsaïs, gelés ou calcinés, sont entés de peaux mortes dont sont faits aussi les corps de papillons, d’une chevêche Athéna ou d’une mouche drosophile et de fragments d’ongle lesquels irrésistiblement incitent à évoquer l’abjection de l’informe selon Bataille, les photos d’abattoirs d’Eli Lotar et celles d’orteils fortement ongulés de Jacques-André Boiffard. Nous serions donc témoins « absorbés » - non pas au sens de Fried, mais au sens de Plotin restitué par André Grabar – par le spectacle sublime d’une terrorisante confrontation avec l’informe. Avec le mal absolu résultant du XXe siècle ?

Les allusions aux visions désenchantées de Documents n’épuisent pas la signification antithéâtrale de ces figures décharnées, spectres dépecés et évidés, sortes de transis et de gisants debout, avatars contemporains des transis de Ligier Richier, de Jacques du Broeck, des planches anatomiques d’écorchés de la Fabrica de Vésale ou de l’Anatomie de Juan Valverde de Amusco. Mais, pour ces étants, pas de consolation et pardon espérés. Les figures des dessins et peintures de Lionel Sabatté sont si « absorbées », tragiquement plus que dramatiquement, par leur état d’étant, vivant ou mort, on ne sait, que ces œuvres ne se donnent pas, apparemment, en tant que représentations. Elles excluent semble-t-il tout spectateur lequel s’il se tient là, face à leur face, ne peut adhérer à la fiction d’une représentation mimétique. Il ne peut les absorber, paradoxalement, qu’en tant que « théâtralités » relevant des fictions de l’art. Nous nous éloignons, c’est vrai, des propositions de Michael Fried. Mais, c’est ce placement, seul, qui peut réunir qui regarde - l’homme qui voit - à ce peuplement absurde le confrontant à l’implacable terribilità de l’immense vanité et vacuité du monde. Le Sacré, l’Homme de Vitruve, de Léonard et de Jean Pic, les matins du monde, sont morts au XXe siècle. Dans l’anthropocène, après la fin du monde, peut-il, y avoir un ars moriendi déployant son inépuisable série de memento mori.

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Le recyclage activiste de Sabatté ne se résume pas à un souci écologique et environnemental. On peut hasarder un « saut » salvateur. Ce recyclage témoignerait, peut-être, d’un jeu d’inquiétudes pour la survie du vivant, de l’attente d’un sursaut pour l’échappée espérée d’une implacable condition existentielle informulable, désormais, dans les termes simplement « humanistes » de l’après-guerre. Les collectes de « moutons de poussières » effectuées à la station Châtelet, le recollement des peaux mortes auprès des pédicures afin de les enter à des ferrailles, à du bois, du ciment, des arbres morts, rappellent l’industrie des chiffonniers d’antan et l’activité de ramassage des enfants et des femmes recherchant dans les amas et les montagnes d’ordures des décharges sauvages d’Afrique et d’Asie de quoi consommer, échanger, vendre, pour survivre. Le chiffonnier, évoqué par Baudelaire, cette « figure la plus provocatrice de la misère humaine » selon Benjamin, est celui qui cueille tout : « les vieux papiers, les bouchons, les os, les rognures de carton, les clous, le verre cassé, les chats et les chiens morts jetés sur la voie publique, en violation des ordonnances, les cheveux, en un mot tout ce qui pourra être vendu ». Dans les tas d’ordures, les rejets, les résidus, le rebut, Victor Hugo décelait « la prairie en fleur », l’herbe verte, la vie. Les œuvres de Sabatté parcourent tous ces registres et nous fait entendre, en écho, cette notation de Benjamin comparant l’écrivain Sigfried Kracauer à cette figure du lumpenprolétariat : « Un chiffonnier, au petit matin – dans l’aube du jour de la révolution ». C’est ainsi qu’il faut voir ce jeu de navette entre nature et culture qui se déporte, tout en acceptant de les aborder, de toutes les réflexions sur ce thème central de la pensée occidentale. Aucun texte ne fonde, n’établit, ces formes, ces figures et les fables qu’elles incarnent et propagent. Et la présence de thé ou de bonsaïs fleuris de peaux desséchées ne renvoie pas « naturellement » aux pensées de cet ailleurs, de cet Orient souvent espéré comme salvateur. La vie des formes telle qu’elle fut, depuis la grotte Chauvet, se défait - est-ce, pour citer Yves Bonnefoi, sans recours ? - selon les lois de l’entropie, dans la manifestation même des reprises osées par Sabatté. Elles sont au monde qui est le sien, le nôtre, une réplique par les déchets, les immondices, les poussières dont il organise les agrégations systémiques dans des configurations qui ne sont plus des assemblages mais des constellations de particules adaptables à toutes les espèces dont la biochimie et la biogénétique assurent non pas la prolifération, mais les évolutions qui changent à tout jamais notre appréhension éthique de l’humain, de la culture et de la nature. En attestent ces visages et ces corps, nés de la poussière, que l’on imagine tuméfiés, formes revenantes délinées d’un trait preste, que, parfois, des brûlures disent ravivés - comme il en fut pour le Phoenix. Mais, le thé infusé peut-être aussi un principe actif de régénération comme si le salut pouvait être espéré du végétal. Il faudrait alors se départir des séductions des colorisations de plaques métalliques dans l’épaisseur desquelles une oxydation délibérée – générant des readymades provoqués, avatars pondérables des élevages de poussières - diffuse une expansion corrosive productrice de pulvérulences attractives.

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Tout a été dit. Et, tout particulièrement dans les beaux textes d’Ada Ackerman et de Julien Verhaeghe. Mais, comme pour Léonard, c’est, chez Lionel Sabatté, dans la peinture que se tissent les parentèles, parfois secrètes, entre les règnes de la nature. Et pas seulement dans les salissures des murs, ces taches, surprenantes, subjuguant notre regard et le portant à des spéculations formelles, dont se délectait le Florentin, enrichissant notre imaginaire d’illusoires, mais signifiantes représentations. C’est ce qu’a magistralement pressenti André Chastel. La manière sèche et coupante qui alors séduisait tant les artistes - les Toscans comme les Ferrarais – jusqu’à affecter même la mise en place des volumes par une sorte de découpe qui les circonscrit chez des sculpteurs tels que Guido Mazzoni et Niccolò dell’Arca, ne le permet pas. Elle n’est qu’une sorte de démonstration d’un artisanat habile et supérieur. Même pour Léonard, dans ce primat que le jeune Michel-Ange accordait au « fini » d’un dessin au trait ferme et continu. La peinture, seule, avait, selon lui, un caractère divin. Elle seule pouvait adoucir les figures par ce sfumato qui pouvait les « animer » dans l’atmosphère, l’aria, de la création divine. Par sa maîtrise, l’artiste, le peintre, pouvait concevoir, créer, faire naître, des espèces diverses. Les dessins de papillons et d’oiseaux aux coloris éclatants et acidulés stimulés par l’action corrosive sur l’acrylique d’applications de solutions de bronze et de fer oxydés en fournissent d’attrayants, mais inquiétants paradigmes. En face de ces dessins, on songe inévitablement aux oiseaux d’Audubon ou de Martinet, mais ils illustraient eux l’énergie créatrice d’une Natura naturans résolument humaniste. Nous nous découvrons, nous, voyant ces dessins aux coloris proches des colorations irisées, saturées et fiévreuses qu’affectionnaient Pontormo et Beccafumi et nombre d’artistes « maniéristes », en face d’une étrangeté ambiguë à la fois morbide et vitaliste en attente du fatum de dés jetés aux aléas du hasard. Mais la beauté formelle de ces œuvres, comme celle de ces visages et corps suintant de la poussière, se coagulant dans les effets de leur élevage « traceur de lignes d’abord imperceptibles, laissent frémir l’espérance de recyclages réussis dans ce terreau inframince dont se préoccupait Marcel Duchamp.

C’est là le pouvoir de la peinture et celui du style. Pouvons-nous le dire autrement ? En face de peintures que l’on peut qualifier de tableaux ou d’images de tableaux, je veux dire que nous ne savons pas, à première vue, si ces images sont des peintures peintes ou des peintures feintes, des illusions, des trompe-l’œil ou des figurations soignées, finies, polies et lisses, même si sont quasiment tactiles les granulations, les viscosités, les mollesses, les liquidités des matérialités re-produites. À tel point que l’on s’interroge : sommes-nous devant des peintures, des images photographiques, des tirages Cybachromes ou Cprint, des reproductions peintes hyperréalistes, faites à partir de photographies prises lors de scrutations scientifiques de l’infiniment petit ? Ces sortes d’allers et retours entre photographie et peinture s’inspirent-ils de l’exemple de Gerhard Richter ? Comme Richter, Lionel Sabatté joue sur plusieurs hauteurs de registres en suscitant des hésitations surprenantes quant à la nature du médium et son adéquation congruente au dessein qu’il formule dans sa pratique de la peinture à partir de thématiques dont il ne veut ni privilégier ni épuiser les significations par l’affirmation de la puissance figurative, bien réelle et remarquablement maîtrisée, de sa techné. C’est pourquoi, il pourrait faire siennes ces deux notes rédigées par Richter :

« Pour ce qui est de la surface : peinture à l'huile sur toile de lin, technique traditionnelle. Mes tableaux ont peu à voir avec la photo, ils sont entièrement peinture (peu importe ce que l'on entend par là). D'autre part, ils ressemblent si étrangement à la photo, que ce qui distingue la photo des autres images subsiste. »
Notes, 1964-65
Si je peins d'après photo, la pensée consciente est annihilée. Je ne sais plus ce que je fais. Mon travail se rapproche davantage de l'informel que de n'importe quelle autre forme de réalisme. La photo possède une abstraction qui lui est propre et qu'il est difficile de pénétrer.
Notes, 1964-65

Il en résulte cette sensation troublante d’instabilité visuelle, de balancement entre une mise au point focale précise et un « floutage » qui adoucit efficacement la lisibilité de formes innommables. Le soigné quasi académique et préraphaélite du rendu fixe ces représentations sans en figer les dissolutions et les mutations que leur « formes » informulées suggèrent. Il y a là une sorte d’arrêt sur l’image qui semble en favoriser l’agrandissement et la re-pixellisation qui nous la rapproche comme une cible terrorisante requérant notre visée en attente de sa prise ou de sa destruction. À l’absorption - l’absorbement - signalée plus haut pour les sculptures succède dans les peintures une distanciation « théâtrale » - au sens militaire du terme. Cette distanciation suggère que le cadrage de ce qui est vu et visé suppose d’une part un ou des objets surgissant des fonds des âges et de l’espace et d’autre part un spectateur conscient, repérable et repéré. D’où cette impression d’assister, en temps réel, aux développements de cellules souches, d’agrégats moléculaires, émergeant dans les flux d’étranges liqueurs amniotiques. Comme si un revival, d’on ne sait trop quoi, d’on ne sait trop où, se laissait présager dans l’efficacité matérielle, formelle, d’une peinture ni abstraite ni figurative donnant ainsi raison à Gerhard Richter et aux pressentiments de Léonard tiraillé entre la contemplation de la nature et la méditation sur les taches laissant, sur les murs qu’elles maculaient, poindre la possibilité d’imprévisibles matins.

Bernard Ceysson













Lionel Sabatté honore le printemps comme principe de dégénérescence, faculté du vivant à se reconstruire en permanence. L'artiste travaille depuis 2014 à refleurir des arbres avec des peaux mortes et des ongles humains devenus la matière première (abjecte ? D'apparence seulement) d'une nouvelle éclosion, inattendue et souveraine. On l'a vu ainsi redonner vie, par floraison, a une Rose Blanche (2013), à d'élégants bonsaï (Printemps 2014), à des rameaux, à des fresnes (Printemps 2015) ou à des oliviers (Printemps 2016, pour l'exposition Échafaudages d'une éclosion à la Chapelle des Calvairiennes, 2016). Ses "échafaudages de printemps", en droite ligne de ses "sombres réparations" de papillons, sont à la mesure d'une matière vivante en contante mutation, entre quête énergétique, carence et croissante démesurée. Si dans la nature l'arbre va puiser sa sève dans la terre pour mieux s'élever vers la lumière, il s'agit ici d'inverser le processus, puisque ce sont des résidus organiques informes provenant de nos pieds plongés dans le sol (Georges Bataille dirait dans la "boue") qui vont devenir des fleurs et ainsi entrer en révolution, en une inversion du haut et du bas. Pour Dépenses, c'est toute une forêt d'arbres brûlés, issus des hauteurs de la mythique montagne Sainte-Victoire, qui est réanimée : la forêt est grandiose, charbonneuse, souvenir d'une nature incendiée, ici transfigurée par sa vitalité.

Dans la Part Maudite, Bataile n'écrit-il pas : "J'insiste sur le fait qu'il n'y a pas généralement de croissance, mais seulement sous toutes ses formes une luxueuse dilapidation d'énergie ! L'histoire de la vie sur terre est principalement l'effet d'une folle exubérance." Sabatté lui répond par la manipulation d'une énergie diffusée jusqu'à la calcination, sacrifiée par un soleil puissant, qu'il emploie à métamorphoser. Pour l'artiste, qui a le souvenir des marches sur le feu vues sur l'île de la Réunion pendant son enfance, les cendres ne sont pas synonymes de mort, mais bien de fertilité : fouler du pied les braises brûlantes est un rite de passage. Dans le même ordre d'idée, il fait souvent référence aux grottes pariétales et aux mains négatives (pensons encore au Lascaux de Bataille), traces les plus authentiquement humaines d'un passage et d'un souffle vital devenant empreintes en s'offrant à la paroi millénaire. La forêt brûlée et refleurie dialogue avec une œuvres picturale, en une conversation absolument organique. En effet, la peinture est pour lui une abyssale "fabrique des profondeurs", que l'on parle de profondeurs historiques ou géographiques. Elle va puiser une intensité essentielle jusqu'au profonds des mers.

Dans cette pratique picturale, réalisée à plat, ce sont autant de fluides de peintures et réactions chimiques qui donneront naissance à des surfaces aqueuses ou filandreuses, des jaillissements de méduses, des concentrations de couleurs toxiques autant que stellaires. La peinture est un récit des profondeurs originelles de la vie, pendant que la forêt d'arbres nous rappelle au pouvoir de la transformation infini du vivant sur Terre.

Artpress, Texte de Léa Bismuth, octobre 2016
Expositions monographiques à la galerie
Lionel Sabatté, Paris
22 Mars - 19 Mai 2018

Lionel Sabatté , Wandhaff
23 Février - 27 Avril 2019


Expositions de groupe à la galerie
10 ANS à Luxembourg, Wandhaff
02 Juin - 04 Août 2018


Expositions personnelles

2019
IN SITU, Patrimoine et Art contemporain 2019, Association Le Passe Muraille, commissaire d’exposition : Pascale Pique, Grotte de Bédeillac, Ariège, France
Brume dorée, cendre et poussière, Musée du Gévaudan, Mende, France
Lionel Sabatté: Prix des Amis 2017, La Maison Rouge, Paris, France
Lionel Sabatté : sculptures, Centre d'art nomade, Toulouse, France
Qui sait combien de fleurs ont dû tomber, Nouvel Institut Franco-Chinois / Musée Gadagne / Fondation Bullukian, Lyon, France

2018
Demeure, Patio de la Maison Rouge, Paris, France
La morsure de l'air, Ceysson & Bénétière, Paris, France
Tanières, Atelier Estienne - centre d'Art Contemporain, Pont-Scorff, France
Éloge de la métamorphose, commissaire d'exposition : Philippe Piguet, Christie's, Paris, France

2017
Luxembourg Art week, Ceysson & Bénétière, Paris, France
Camera, Camera, Salon de vidéos et d'Art contemporain, galerie Porte-Avion, Nice, France
Figures d'été, Galerie Henri Chartier, Lyon, France
Mirabilia, Musée Joseph Denais, Beaufort-en-Vallée, France
Chassé-croisé, Château de Champlitte, Haute-Saône, France
Zoocryptage, Crypte Sainte-Eugénie, Biarritz, France
La sélection de Parentèle, Musée de la Chasse, Paris, France
Catwalk, Please do not enter, Los Angeles, États-Unis
Physical attraction, Galerie C, Neuchâtel, Suisse

2016
Tectonique des mutations, Beaux-arts, Grenoble, France
Curcuma, Galerie Biesenbach, Cologne, Allemagne
Charbons fertiles, MAC Artuem, Chateauneuf-le-Rouge, France
La désobéissance, commissariat : Magali Gentet, Le Parvis, Tarbes-Pyrénées, France
Lune Grise, Sade Gallery, Los Angeles, États-Unis
Échafaudages d'une éclosion, Chapelle des Calvairiennes, Mayenne, France
Marellomorpha, Galerie Eva Hober, Paris, France

2015
Échafaudages d'une caresse, Musée de Vernon, France
Échafaudages du quotidien, Galerie Porte Avion, Marseille, France
Échafaudages sur le ressac, Carré Amelot/ Muséum d'Histoire Naturelle, La Rochelle, France
Échafaudage d'un printemps, Commissariat : Huang Du, Yishu 8, Pékin, Chine
Projet Phoenix rouge, Commande publique de l'Unesco et de l'État Mauricien, Île Maurice
Infusion percée, Espace À vendre, Nice, France

2014
La fabrique des profondeurs, Aquarium du Trocadéro, Paris, France
Parenthesis and suspension (...), galerie Biesenbach, Cologne, Allemagne
La constance des alizés, Institut français de Maurice, Île Maurice
Lionel Sabatté : Un autre monde, commissariat : Philippe Piguet, Abbaye Saint-Jean d'Orbestier, France

2013
Parenthèses et suspensions (...), galerie municipale Jean Collet, Vitry-sur-Seine, France

2012
Le crocodile en pièces, FIAC Hors les murs Jardin des Plantes, Paris, France
Marella Spendens, galerie Patricia Dorfmann, Paris, France

2011
La meute, FIAC Hors les murs, Jardin des Plantes, Paris, France
Allumettes et neiges éternelles, Yishu 8, Pékin, Chine
Maybe tomorow, commissariat : Ambra Corinti, ZAJIA LAB, Pékin, Chine

2010
Souffles oxydants, galerie Patricia Dorfmann, Paris, France

2006
Lionel Sabatté, galerie Anton Weller, Paris, France
Loup de poussière, galerie Frédéric Giroux, Paris, France

2005
Diaporama et tartines, galerie Frédéric Giroux, Paris, France

2004
Espace Lassi, Vienne, Autriche

Expositions collectives (selection)

2019
PARÉIDOLIE, Galerie C, Marseille, France
Feux Follets, Galerie Duflon Racz en collaboration avec la Galerie C ,Berne, Suisse
Et les chimères se dévoilent à l'ombre d'une étoile, Galerie C, Neuchâtel, Suisse
Jardinons les possibles, Ateliers des Grandes Serres de Pantin, Commissaire d’exposition : Isabelle de Maison Rouge, Pantin, France
GALERISTES, Galerie C, Carreau du Temple, Paris, France
Éloge de la curiosité, Galerie Henri Chartier, Commissaire d’exposition : Lisa Toubas, Lyon, France
Transfigured., Diane Rosenstein Fine Art, California, États-Unis
1, 2, 3, SOLEIL!!, Le Mur, Expression contemporaine de l'art, Prieuré de Pont-Loup, France
Art Los Angeles Contemporary, Ceysson & Bénétière, Los Angeles, États-Unis
Drawing Now, Ceysson & Bénétière, Paris, France
Art Brussels, Ceysson & Bénétière, Bruxelles, Belgique

2018
Essence Naturelle, commissaires d’expositions : Mathias Courtet et Jérôme Tréguier, Bains Douches de Laval, Laval, France
Physical Station, commissaire d’exposition : Isabelle Le Normand, 4650 West Washington Boulevard, Los Angeles, États-Unis
Less is More, commissaire d’exposition : Maya Sachwey, galerie du Crous, Paris, France
mind Over Matter, Mazel Galerie, Singapour
This is pipe show, The Old Arcade, 936 Mei Ling Way, Los Angeles, États-Unis

2017
Golem ! Avatars d'une légende d'argile, Musée d'Artel d'histoire du Judaïsme, Paris France
Abstractions contemporaines, Galerie Sens Intérieur, Port-Cogolin, Var, France
Occitania Boulaga Ti !, Galerie Dupré & Dupré, Béziers, France
Drawing now - Focus Lionel Sabatté, Galerie C, Paris, France
Vies d'ordures, commissariat : Denis Chevalier et Yann-Philippe Tastevin, MUCEM, Marseille, France
En toute modestie : Archipel Di Rosa, commissariat : Julie Crenn, MIAM, Sète, France
Benefit art auction, Rema Hort Mann Foundation, Nicodim gallery, Los Angeles, États-Unis
Replay #3 - Best(iaire), Galerie Porte Avion, Marseille, France
Changesfivex, Galerie Biesenbach, Cologne, Allemagne

2016
Sade LA Stand with standing rocks, Benefit, Sade Gallery, Los Angeles, États-Unis
Athanor - petite suite alchimique #1, CRAC Languedoc-Roussillon, France
Dépenses, commissariat : Léa Bismuth, Lab-Labanque, Béthune, France
Métamorphoses, commissariat : Natacha Ivanova, Pornbach contemporary, Pornbach, Allemagne
Human condition, commissariat : John Wolf, The Hospital, Los Angeles, États-Unis
Nouveaux cycles, Salle d'exposition de Guyancourt, France  
Paréidolie, Salon international du dessin contemporain, Marseille, France
Pan, commissariat : Corinna Weiss, Quartier Général, La chaux-de-fonds, Suisse
Contemporary art festival, Fernelmont, Belgique
Avec et sans s'tresses, Musée de Bourgoin-Jallieu, France
Un autre monde, Galerie Agnès B., Paris, France
Art&Design végétal, Galerie Via, Paris, France
L'arbre visionnaire, CACL, Lacoux, France
Pavillon des Sources, Triangle des Bermudes, France
Virage, Galerie De Roussan, Paris, France
L'homme-éponge, Musée Passager, Île-de-France, France
Drawingnow, Galerie C, Carreau du temple, Paris, France
Le temps de l'audace et de l'engagement, l'ADIAF, IAC Villeurbanne, France
Comme dans un jardin, Espace à vendre, Nice, France
L'éblouissement de la perte, Galerie Da-End, Paris, France
D'autres possibles, commissariat : Thomas Fort, Pavillon Vendôme, Clichy, France

2015
Chapelle fifteen, commissariat : M.Courtet Chapelle des Calvairiennes, Mayenne, France
Extrait d'une collection, Galerie des jours de lune, Metz, France
Recto/verso, Fondation Louis Vuitton, Paris, France
Child care for all, France Inde Karnataka, Piasa, Paris, France
FIAC - Parcours Invités d'honneur, Chambres à part 10, Laurence Dreyfus, Paris, France
YIA Art Fair, Galerie C, Le Carreau du temple, Paris, France
YIA Hors les murs, Musée des arts et métiers, Paris, France
Cannibalisme<>Animalisme, Galerie Anne Perré, Paris, France
Autofiction d'une collection. Ramus del Rondeaux, Galerie Polaris, Paris, France
Biennale de Sologne, Chamont-sur-Tharonne, France
Furiosités, commissariat : Julie Crenn, Galerie Frédéric Lacroix, Paris, France
À distance convenable, Galerie Underconstruction, Paris, France
Bonjour la France, Seongnam Arts Center, Seongnam, Corée du Sud
Fernelmont Contemporary Art Festival 2015, Belgique
Pour mieux vous contempler demeurez au désert, Cité internationale des arts, Paris, France
Papiers dessinés, galerie Da-End, Paris, France
Another summer of paper, galerie Biesenbach, Cologne, Allemagne
Le manifeste de l'arbre : carte blanche à Pascal Pique, le Musée de l'invisible,
Zabriskie Point, Genève, Suisse
De mineralis, pierres de visions, commissariat : Pascal Pique, Institut d'Art contemporain, Villeurbanne, France
Who's afraid of picture(s) 2 : le peintre et l'image, une liaison scandaleuse?, Centre d'Art contemporain : À cent mètres du centre du monde, Perpignan, France
À l'ombre d'Eros : l'amour, la mort, la vie, Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, France
Rêve Caverne, Art contemporain & préhistoire, Château-Musée de Tournon-sur-Rhône, France
Engagements : collectionner / partager, Musée Sainte-Croix, Poitiers, France
Collection Philippe Piguet, une passion pour l'art, L'Abbaye, espace d'Art contemporain, Annecy-le-Vieux, France
Exposition de lancement, Revue Rendez-vous, galerie RueVisconti, Paris, France
Miroir ô mon miroir, Pavillon Carré Baudouin, Paris, France
Rites de passage, commissariat : Sandrine Elberg, Plateforme, Paris, France
Cabinet Da-End 05, galerie Da-End, Paris, France
Who's afraid of picture(s)?, commissariat : Frederic Léglise, Beaux Arts, Grenoble, France
De l'art de se voiler la face, galerie Maubert, Paris, France
La petite collection, Acte VIII, galerie White Project, Paris, France
Post Carbone : l'art contemporain accélérateur de la transition énergétique, commissariat : Alice Audois et Vanessa Vancutsem, Siège du Groupe La Poste, Paris, France
Picturae // Prix Du Chassy(is!), commissariat : Julie Crenn, galerie Polaris, Paris
Fragile, Galerie C., Neuchâtel, Suisse
Black out, Mazel galerie, Bruxelles, Belgique

2014
Le thé et le vin, commissariat : Yishu8, Jean-Paul Desroches, Galerie des Galeries, Paris, France
Chambres à part IX, commissariat : Laurence Dreyfus, La Réserve, Programme VIP FIAC, Paris, France
Le manifeste de l'arbre, commissariat : Pascal Pique, YIA Hors-les-murs, Musée des Arts et Métiers, Paris, France
Sur nos murs - 2e round, galerie Association d'idées, Marseille, France
Sans tambour ni trompette, cent ans de guerres, La Graineterie, Houilles, France
Pense-bête. Collection 1 : projet curatorial de S. Aubry et S. Bourg, galerie De Roussan, Paris, France
Sur nouvelles narratives, Fernelmont Contemporary Art Festival 2014, Belgique
Où est donc passé le réel, commissariat : Philippe Piguet, Chapelle de la visitation, Thonon-Les-Bains, France
Le mur : œuvres de la collection Antoine de Galbert, La Maison Rouge, Paris, France
Des Lucioles : carte blanche à Vincent Bizien, Galerie Maïa Muller, Paris, France
Du temps au temps,commissariat : COAL, Carreau du Temple, Paris, France
Cabinet Da-End 4, Galerie Da-End, Paris, France
Il y avait une fois, commissariat : C. Courbon, MAC ARTEUM, Châteauneuf-le-Rouge, France
Anima, Galerie C, Neuchâtel, Suisse
Beyond, Galerie Florent Maubert, Paris, France
Replay - Séquence 1, Galerie Porte Avion, Marseille, France

2013
Friends & Family, galerie Eva Hober, Paris, France
La Belle Peinture 2, commissariat : Eva Hober, Colette Pounia, Phoenix Les Halles, Maurice
Collection 10m2, centre d'art Bang, Espace Michael Snow, Chicoutimi, Québec, Canada
Au-delà du miroir, Le PARVIS centre d'art, Château du Haras National de Tarbes, France
Tresses 13, commissariat : Yves Savourin, Musée des tresses et lacets, La Terrasse-sur-Dorlay, France
Nuit Blanche Mayenne, France
De leur temps 4, Regards croisés de 100 collectionneurs sur la jeune création, exposition de l'ADIAF, Centre d'art Le Hangar à Bananes, Nantes, France
Le chant silencieux, commissariat : Pascal Yonet, Vent des Forêts, Fresnes-au-Mont, France
Spectaculaire aléatoire, + Si affinités 2013, Fiac, France
Bruissements, «Nouvelles Vagues» Palais de Tokyo, commissariat : Léa Bismuth, galerie Isabelle Gounod, Paris, France
Restons Courtois, Séoul, Corée du Sud
La Belle Peinture 2, commissariat : Eva Hober & Ivan Jančár, Palais Pisztory, Bratislava, Slovaquie

2012
Les meutes, en collaboration avec Katia Bourdarel, galerie Porte Avion, Marseille, France
La belle peinture est derrière nous, commissariat : Eva Hober, Arnje Brene, Maribor, Slovénie
Drawing Now Paris, galerie Patricia Dorfmann, Carrousel du Louvre, Paris, France
La belle peinture est derrière nous, commissariat : Eva Hober, Lieu unique, Nantes, France
Animal Paradise, Centre d'art contemporain Ouest-Provence, Istres, France

2011
J'entends un murmure insolite, galerie Patricia Dorfmann, Paris, France
Contours, commissariat : Khadija Hamdi, galerie Le Violon bleu, Sidi Bou Said, Tunisie
Outre-Forêt, 6b, Saint-Denis, France
La belle peinture est derrière nous, commissariat : Eva Hober, Centre d'Art de Cankaya, Ankara, Turquie

2010
La belle peinture est derrière nous, commissariat : Eva Hober & Jean-Luc Maslin, Sanat Limani, Istanbul, Turquie
Nuit Blanche 2010, Vidéo Salon, Point Ephémère, Paris, France
Aliboron & Cie - Quelques figures animales, Galerie DIX29, Paris, France
Quelques secondes roses, galerie Patricia Dorfmann, Paris, France
Lignes de chance, Fondation Paul Ricard, Paris, France

2009
Arte Vidéo Night, Arte, Centre Georges Pompidou, Paris, France
Ligne à ligne,curated Michel Nuridsany galerie Nationale, Jakarta, Indonesie
I will find a title, Kuk gallery, Cologne, Allemagne
SxS dans R, La Générale en manufacture, Paris, France

2008
X International Call for young artist, galerie Adelantado, Valence, Espagne
Vidéo salon,, commissariat : Pierre Courtin, La Générale en manufacture, Paris, France

2007
Lionel Sabatté & Kuon Kyung Huan, One & J Galerie, Séoul, Corée du Sud
Soif d'aujourd'hui, Musée d'Art Moderne, Saint-Étienne, France
Power tower, Busan, Corée du Sud
Vidéo salon, Galerie 10m, Sarajevo, Bosnie
Videoïsme, Main-d'Oeuvre, Paris, France

2006
Fresh, commissariat : Michel Nuridsany, Macao Museum, Chine
Virus Virus, commissariat : Léonor Nuridsany, Roumanie & Bulgarie
Les dessous chics, Clermont-Ferrand, France
Le petit noël du commissariat, Paris, France

2005
I Still Believe in Miracles, ARC - Musée d' Art Moderne de la ville de Paris, France
Dis & Appearence, FriArt, Fribourg, Suisse
Collages, pressages, dommages, Centre d'art Aponia, Villiers-sur-Marne, France
Serendipity ou la productivité du hasard, Palais de Tokyo, Paris, France

2004
Bétonsalon, Paris, France
Nuit blanche, Bercy village, Paris, France

2003
De la racine à la feuille, Parc de Saint-Cloud, France
Dessins, Galerie en cours, Paris, France
Come In, Paris, France

2002
De toute manière, Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, France
Premières vues, commissariat : Michel Nuridsany, Passage de Retz, Paris, France
Monographie

Lionel Sabatté, Résidence Saint-Ange, Ed. Les Deux-Ponts, 2016.
Marellomorpha. Lionel Sabatté, Editions Galerie Eva Hober, 2016.
Lionel Sabatté : Parenthèses et suspensions (...), catalogue d'exposition, Galerie Municipale J. Collet, 2013.
Lionel Sabatté, Catalogue d'exposition de l'Abbaye Saint-Jean d'Orbestier, 2013.
Entretiens, Lionel Sabatté et Patricia Dorfmann, Paris : Patricia Dorfmann, 2010.

Catalogue d'exposition

Lionel Sabatté-Charbons fertiles, MAC Arteum, France, 2016.
Bonjour la France, Corée du Sud, 2015.
Who's afraid of picture(s) ? : le peintre et l'image, une liaison scandaleuse, Lyon : Fage Éd., 2015.
Vidéo/Lionel Sabatté, dessins animés, Philippe ORRICO, 2015, n°1.
Où est donc passé le réel ?, P. PIGUET, revue pour l'art contemporain, Éd. Analogues, n°367, 2014.
Il y avait une fois, catalogue d'exposition, ARTEUM, Musée d'art contemporain, 2014.
La belle peinture 2, catalogue d'exposition, Maurice : Institut Français, 2014.
Conserver la poussière? Étude de conservation-restauration de deux œuvres en poussière de Lionel Sabatté et de Paul Hazelton, Milène BOULANT, Mémoire DNSEP Art, ESAA, Avignon, 2013.
Friends & Family, catalogue d'exposition, Paris : Galerie Éva Hober, 2013.
La belle peinture 2, catalogue d'exposition, Bratislava : Institut Français, 2013.
La belle peinture est derrière nous, catalogue d'exposition, Maribor : Institut Français, 2012.
La belle peinture est derrière nous, catalogue d'exposition, Le LU, Nantes, Institut Français, 2012.
Matériaux + Art = Oeuvre : Quand les artistes contemporains font appel à des matériaux naturels ou recyclés, Tristan MANCO, Pyramyd, 2012, Thames and Hudson, 2012.
Fiac Hors les murs 2011, Paris : Jardin des plantes - Grande Galerie de l'Evolution, 2011.
Souffles oxydants, Aurélie Voltz, 2010.
Day after day, Kunsthalle Friburg, Fri-art 2003 - 2007.
Virus Virus, catalogue d'exposition, 2006.
I still believe in miracles, catalogue d'exposition, 2005.
Lassie régal, catalogue de l'espace Lassie, Vienne, Autriche, 2005.
De toute manière, catalogue d'exposition, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, 2002.

Éclosion de formes de vie inconnue

Luxembourg Wort - Mireille Petitgenet

05 Mars 2019


The fantastic beasts of Lionel Sabatté, and how he found them

Lifestyle Asia - Jasmine tay

16 Novembre 2018


Exposition "Vivre" Ici à la Gallery

Paris Art -

06 Septembre 2018


Lionel Sabatté - ArtPress - mai 2018

ArtPress - Alain Quemin

23 Mai 2018


L’esprit se tait, enfin libre, pour galoper

Quotidien de l'art - Lionel Sabatté

16 Mars 2018

ArtBrussels
25 Avril 2019

ALAC ART FAIR
13 Fèvrier 2019

Art Düsseldorf
16 Novembre 2018


Lionel Sabatté, La morsure de l'air

Lionel Sabatté, La morsure de l'air

27 Avril 2018