Robert Brandy

 ( 1946, Luxembourg)

Né en 1946, à Luxembourg.
Vit et travaille à Luxembourg.

Formation

1972      École des Beaux Arts, Aix en Provence, France

Présentation

On a pu l'appeler le "fils de Supports/Surfaces" ou parler de la "manière de Brandy" (Jean Portante). Ce surnom filial lui vient du fait qu'il a travaillé et appris ses premiers éléments de peinture avec Vincent Bioulès. Ce dernier l'a initié à fabriquer lui-même ses toiles et ses pigments de couleur. Cependant, il existe bel et bien une empreinte Brandy. Dépassant ce que l'Académie lui a appris, il applique à cet enseignement hérité de Supports/Surfaces sa propre signature dont il a puisé la source "en lui-même".

- Jean Portante


____________________________

Il faut distinguer deux périodes dans sa production artistique : la première allant de 1980 à 1996, la deuxième de 1996 à nos jours. Parallèlement à ces deux périodes, il produit des oeuvres en rapport avec sa passion pour les automobiles. A partir de 1994, il se créé un double nommé Bolitho Blane, né en 1896 à Hanovre. Cet autre lui permet, par l'exploration du passé et la mise en perspective du présent par le passé, d'aller à la quête de lui-même. La mise en forme de ce personnage constitue en elle-même une oeuvre d'art dont il expose la vie sur des toiles.


Chronologie

Robert Brandenburger, dit Brandy, est né en 1946, dans le quartier du Limpertsberg à Luxembourg.

1960-1964 – Il apprend le dessin technique et industriel à l’Institut Émile Metz.

1966 – Il fait son service militaire.

1968-72 – Il est opérateur télex à la compagnie Loftleidir Icelandic Airlines.
Il voyage beaucoup, notamment aux États-Unis.
Découvre les peintres américains, dont Philip Guston et Wilhem De Kooning.
S’achète sa première Austin Healey.

1969-1971 – Brandy peint aux côtés d’Ota Nalezinek, artiste-peintre d’origine tchèque.

1972 – Il se consacre exclusivement à sa peinture et s’installe en Provence, au pays de Cézanne.
Désormais, il signe ses toiles « Brandy ».
Ateliers d’abord à Aix-en-Provence, puis à Fuveau, à Pertuis et à la Motte d’Aigues.
Il fréquente l’école des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence.
Brandy rencontre Vincent Bioulès, dont il suit un temps les cours.
Influence de Supports/Surfaces.

1973 – Il rencontre Jean Sorrente.
Brandy travaille à révéler le mode de production du tableau, recourt au collage, à la gestuelle, lie acrylique et pigments, manipule et découpe la toile, expose le châssis, intègre des objets hétérogènes, fruits, articles de presse, objets de rebut, morceaux de bois, dont il exploite la dimension « traces du temps », et qui, recyclés, accèdent à une nouvelle vie.
Il réduit la couleur au blanc et à son jeu de transparences. Les séries se succèdent, Séance I-III, diptyques, Existences et Travestir le réel, qui culminent dans les réalisations de 1979.

1976 – Retour au Luxembourg.
Ateliers à Cessange, puis rue Large, dans le vieux Luxembourg, enfin à Gasperich.
Brandy expose à la Galerie Paul Bruck, Luxembourg.
Début de la collaboration avec Francis Van Maele, éditeur de poésie, de sérigraphies et de livres d’art.

1977 – Il se marie avec Christiane Sauber.
Première exposition à la Galerie La Cité chez Christiane Worré. Brandy y exposera tous les deux ans jusqu’en 2006.

1978-1980 – Brandy crée les premiers Ensembles intégrés, mises en boîtes d’objets de rebut, de morceaux de bois, de bouts de toiles, de charpies, qui prolongent l’exploration de la toile-objet.
De premières Installations opèrent sur l’espace d’accueil de la galerie et sont, dans une seconde phase, remises en boîte.

1980 – 11ème Biennale de Paris. Brandy représente le Grand-Duché de Luxembourg au Musée d’Art moderne.

1981 – Retour à la couleur. Tonalités mixtes. Apparition des coulures, dégorgement et coulées de couleurs, qui modifient la conception de la toile. Les coulures donnent l’impression que la toile participe à sa propre genèse.

Brandy rencontre les critiques Claude Lorent, Joseph Paul Schneider, Daniel Dobbels.
Les galeristes Christiane Worré et, à partir de 1982, Cristine Debras et Yves Bical soutiennent activement sa démarche.
Il se lie d’amitié avec le peintre Dominique Thiolat, dont le travail rejoint à certains égards ses propres préoccupations.
Importantes expositions Galerie La Cité (Luxembourg), Galerie Debras-Bical (Bruxelles), Galerie Biren (Paris), Offene Galerie (Cologne), Galerie Hock (Aix-la-Chapelle), Galerie Schlesinger-Boisanté et Galerie Art Wall + B (New York– USA).

1983 – Naissance de sa fille, Maureen.
Brandy révèle sa passion pour les vieilles cylindrées anglaises, véritables « sculptures mobiles », qui se prêteront au fil des ans à toute une série de transpositions dans les toiles, papiers et boîtes.

1984 – Création des premiers livres-objets en collaboration avec des poètes et des écrivains, dont, entre autres, Mikis Theodorakis pour Le Soleil et le Temps (éditions Phi, Luxembourg, 1984) et Fernando Arrabal pour Turbulences (éditions Biren, Paris, 1990). S’ensuivra une vingtaine de livres d’art où le peintre dialogue avec des écrivains et des poètes.

1985-2001 – Atelier à Bridel, Luxembourg.

1985-1987 – Série des « Natures mortes » dites aussi « Vies silencieuses », dont le motif des fruits (hommage à Cézanne) sert de détonateur à des variations plastiques abstraites.

1986-87 – Les titres inscrits sur les toiles fonctionnent désormais comme des éphémérides (notations d’humeurs et datations) et servent d’agents graphiques.
Retour plus marqué de la couleur (acryliques et pigments), intégration d’éléments plus proprement figuratifs.

1987 – Brandy participe à l’Exposition itinérante « eighties » des Peintres de l’Europe des années 1980.
Il réalise la Grande Fresque du Centre culturel de Merl, Luxembourg.

1988, 1993 – 1er Prix Quinquennal de la ville d’Esch-sur-Alzette.

1989 – Naissance de son fils, Kevin, le futur peintre Kevin B.
Brandy reçoit dans son atelier la visite de Marcelin Pleynet.

1990-1991 – Les sérigraphies, commencées en 1979, permettent de travailler sur les transparences. Elles reflètent les progrès de la peinture sur toile et se font l’écho d’une méditation sur sa genèse comme sur le rapport entre art et poésie.
Réalisation, à côté des Ensembles intégrés, de boîtes dites murales.
Morceaux et lames de bois interviennent dans l’architecture des compositions des toiles mixtes-constructions.

1991-95 – Création parallèle d’objets commerciaux (tasses, assiettes, services Villeroy & Boch, montres, étiquettes vins Moselle).

1992-1993 – Série des toiles dites « noires », baroques et dramatiques, qui traduit un relatif pessimisme devant l’histoire et l’homme dans son « être-au-monde ».
Cette période commande un travail à l’encre de Chine qui dégage des couleurs plus franches.
Le collage sous forme de papier Kraft, trituré, malaxé, gorgé de colle (toujours déterminante), devient un élément organique de la toile.

1993 – Brandy obtient le Prix Raville, Luxembourg.
Il réalise le Plafond (45m²) de la salle des professeurs du Centre Universitaire de Luxembourg, dont Joseph Paul Schneider éclaire la création dans Petite histoire parallèle d’un plafond (éditions Phi, Luxembourg, 1993).
Brandy rencontre Daniel Dobbels. Cette rencontre donne lieu à un important échange publié dans la Collection d’entretiens et d’images dirigée par Claude Lorent (ARTGO, Bruxelles, 1993).
« Le geste voit », conclut Daniel Dobbels.

1994 – Répondant à une commande, Brandy réalise la toile de grand format (2x2m), Sans titre, pour le nouveau Siège de la Commission européenne à Bruxelles.
Un voyage en hiver, sur le motif de l’automobile, avec des textes de Joseph Paul Schneider, est publié par la galerie Biren, Paris. C’est le premier livre a mano d’une longue série.

Enquête sur la vie et la disparition mystérieuse de Bolitho Blane (Hanovre, 1896 - Miami, 1936), double fantasmatique du peintre, dont l’histoire, sur le thème du passé d’une vie vécue en miroir, se prête à une invention artistique originale et s’étend sur une vingtaine d’années.
Toiles, papiers, archives, objets divers, contribuent à recréer le monde de Bolitho Blane.

1996 – Retour du motif des « pommes cézaniennes » (formes organiques qui font penser à des fruits, des têtes, des sexes). Effets de dilatation et de saturation des couleurs, où dominent le bleu et l’ocre rouge.
Première grande exposition rétrospective des sérigraphies 1979-1995 au « Centre de la gravure et de l’image imprimée », sous les auspices de Madame de Braekeleer et de la galerie Debras-Bical, La Louvière, Belgique. Yves Bical en dresse le catalogue raisonné.

1999 – Brandy expose avec l’artiste portugais Rico Sequeira. L’exposition est placée sous le haut patronage de l’Institut Camões qui vient d’être créé au Luxembourg, scellant, selon les mots de Jean-Claude Juncker, le rapprochement culturel entre les communautés portugaise et luxembourgeoise.

2000 – Série des « Autos portraits ».
Prétexte à une récapitulation que Claude Lorent exprime en termes de peinture densifiée et concentrée.

2001 – Brandy rencontre Bernard Noël qui passe une semaine dans l’atelier et publie Le roman du geste dans Robert Brandy, où l’on trouve également une étude approfondie de Claude Lorent, Éditions Michel Frères, Virton, - ARTGO, Bruxelles, 2001.
Le texte de Bernard Noël est repris dans Romans d’un regard, P.O.L., Paris, 2003.
Bernard Noël écrit : « Sa toile est une scène où s’inscrivent les empreintes du ballet intime que ses gestes dansent à la surface en interprétant les pulsions internes – pulsions qui sont le langage automatique de ses pensées, de ses émotions. Il est étrange, mais forcément significatif, que notre vocabulaire n’offre aucun moyen de nommer le flux réciproque qui pousse l’émotion vers la pensée tout comme la pensée vers l’émotion. »

Brandy emménage dans son nouvel atelier, rue Auguste Neyen, Luxembourg, qui est l’ancien atelier de ferronnerie d’art de Jos Kremer.

2004 – Publication du catalogue raisonné, établi par Yves Bical, des Sérigraphies 1979-2004.

2006-2007 – Série Overcovering. Il s’agit de penser la peinture comme une sédimentation mémorielle. La peinture montre et masque les différentes strates qui la situent dans le temps.
Robert Brandy parle de « fatiguer la couleur » à la faveur d’une gestuelle qu’on peut dire émotive.

2006 – Dernière exposition à la galerie La Cité qui ferme ses portes.
Brandy y exposait régulièrement depuis 1977.

2008 – Première exposition chez Bernard Ceysson (Paris, Saint-Étienne, Genève, Luxembourg). La galerie dispose au Windhof, Koerich, Luxembourg, d’un espace de 1200m². Devenue galerie Ceysson & Bénétière sur le plan mondial, elle ne cessera, au fil des ans, d’exposer les œuvres de Brandy.
Le peintre rencontre la plupart des artistes de Supports/Surfaces, dont Claude Viallat, Noël Dolla et Louis Cane.

2009 – Exposition des « Livres d’artistes illustrés » au Centre National de Littérature de Mersch, Luxembourg.
La nouvelle série Research surface, prolonge et transforme la problématique amorcée dans la série Overcovering.

2010 – Peintures mixtes constructions sur toile. Grands motifs géométriques de toiles-parois fortement structurées. Des morceaux de bois recyclés intégrés à la toile sont amovibles, révélant ou dissimulant la peinture qui est dessous, considérée comme la mémoire de la toile.
Ainsi dépôt de technique et de savoir, la toile n’est plus la mémoire d’éléments hétérogènes (traces du temps), mais devient son propre lieu de mémoire dont sont concrétisés, comme dans les séries Overcovering et Research surface, l’inventaire et l’archivage.

2013 – MAMAC (Musée d’art et musée d’art contemporain) de Liège, Belgique, Exposition « Robert Brandy, 40 ans de peinture 1973-2013 ».
Exposition « Bolitho Blane » au Musée Muséum départemental des Hautes Alpes à Gap, France.
Publication par Yves Bical et Robert Brandy d’Une vie avant la vie, consacrée à Bolitho Blane (coédition ARTGO, Bruxelles, Musée Muséum Gap, Artgo & Cie, Au coin de la rue de l’Enfer, France).

2018 – Le grand diptyque One Day – Some Day de 1983, ornant le hall du Lycée Robert Schumann, mystérieusement disparu, est retrouvé à l’occasion de travaux de réaménagement. Il avait été emmuré pendant les précédents travaux d’aménagement. La consternation est générale.
Le diptyque est réexposé dans le cadre de l’exposition « Robert Brandy, Ancestor of future », à la galerie Ceysson & Bénétière, Windhof, Koerich, Luxembourg.

Rétrospective « Robert Brandy, Petits Formats 1973-2018 » au Musée Muséum départemental des Hautes Alpes à Gap, France.

Au sujet de Robert Brandy Claude Lorent écrit : « Le présent seul assied le fait indubitable que la peinture c’est le monde. »

Jean Sorrente, 2020





La galerie Bernard Ceysson, Luxembourg, a présenté du 11 septembre au 12 octobre 2008 une exposition Robert Brandy qui regroupait des œuvres récentes caractéristiques du style de l'artiste, des peintures plus anciennes pour la plupart des années soixante-dix et du début des années quatre-vingt et des œuvres singulières, collages, assemblages d'objets, de documents divers mis en boîtes composant l'archive d'une histoire singulière celle d'un personnage énigmatique, un certain Bolhito Blaine, aussi improbable et présent qu'Arthur Cravan. Les œuvres récentes sont rassemblées autour de toiles de grands formats que Robert Brandy affectionne, mais qu'il n'a pas eu depuis longtemps l'occasion de montrer et qui surprendront son public luxembourgeois. Ces toiles portent à leur plénitude les caractéristiques de la manière de Robert Brandy : ses compositions très architecturées ; ses effets de trompe l'œil qu'accusent inscriptions et collages que le peintre sait remarquablement lier à la texture picturale, ses jeux de coloris maniéristes, enfin, que lui permet l'utilisation de pigments naturels, d'ocres somptueux et de bleus intenses qui évoquent à la fois le lapi lazuli cher aux peintres italiens de la Renaissance et les poudres granuleuses d'Anish Kapoor. Ces peintures ont valu à Robert Brandy bien des éloges et bien des critiques. Accusation grave : son art serait décoratif. Il l'est, en effet. La somptuosité de ses coloris naît de leur réalité minérale, de la matérialité des pigments qui étalés à l'aide de liants naturels portent en eux cette intensité colorée que le peintre ne veut surtout pas dénaturer, fidèle en cela aux enseignements des artistes de Supports/Surfaces. Qui émet cette accusation l'accole généralement à celle de virtuosité. Or qui sait peindre sait que peindre avec des pigments naturels même soigneusement broyés requiert non de la virtuosité mais un métier artisan, patient, car étaler ces poudres terreuses est tout aussi malaisé que peindre à la tempera. Qui regarde attentivement les toiles ainsi peintes de Robert Brandy ne manquera pas de ressentir la puissante subtilité des dissonances que ces couleurs aussi acidulées que celles de Pontormo, de Barrocci ou de Sogliani propagent jusqu'à déporter notre regard fasciné vers un déséquilibre aliénant. Ainsi quelques œuvres de petites dimensions, peintes avec un métier d'orfèvre, perçues d'abord comme de petits bijoux « décoratifs » abîment, en fait, la peinture dans un kitsch destructeur et qui nous offre le plaisir médusant d'une somptuosité mortifère qui remet tout en question. Et, d'abord, la peinture. Pour bien comprendre ce qui est ici en jeu, il faut retrouver les toiles plus anciennes qui tentaient de produire à la fois l'effacement de la peinture en ces années soixante-dix où les avant-gardes aspiraient au dernier tableau, à la fin de l'art et à celle de l'Histoire et sa restauration. D'où ces surfaces vides où des frottis légers jettent l'ombre de formes inachevées dans des espaces inaccomplis que des tracés hâtifs et des insertions de bois, de cordes, s'évertuent à architecturer. À l'impasse des effacements de ce qui n'avait pas été, de ce qui n'était pas et ne serait jamais, Robert Brandy opposa brièvement le jeu illusoire d'installations puis la confection de boîtes où s'enchâssaient de fragiles constructions assemblant branches, tissus, ficelles, objets divers. Nous sommes dans les années quatre-vingt. Le monde de l'art européen découvre les boîtes vitrées dans lesquelles Joseph Cornell enfermait ses juxtapositions surréalisantes de fragments d'objets anciens et précieux trouvés chez des brocanteurs. Les œuvres surréalistes d'Alberto Giacometti suscitent l'intérêt des artistes. Les constructions précaires de Robert Brandy témoignent de leur influence. C'est aussi le moment où plus que son silence du réel, que Beuys juge surestimé, ce sont les boîtes et les valises de Marcel Duchamp qui stimulent la créativité des artistes. Ce qu'ils retiennent de Cornell et de Duchamp, c'est une sorte d'archivage du réel, de l'art, de soi-même, des savoirs, que la peinture ne permet pas. La composition de boîtes conçues comme des vitrines de musées ethnographiques leur permet de dépasser les limites du collage et de l'assemblage encore tributaires de l'ordre pictural. Les musées archéologiques, d'arts et traditions populaires, d'ethnographie ou de préhistoire, leur semblent offrir des dispositifs de présentations fragmentaires qui laissent place au rêve et à l'imaginaire en fondant et en structurant logiquement tout récit à partir de pièces à conviction tangible. La boîte peut accueillir tout élément probant : photos, textes, images, objets divers, films, vidéos. Elle structure des ensembles multimédias autonomes faisant appel à tous les sens, aux aux savoir les plus divers. Bref, elle permet de déployer des modes narratifs plus complexes que la peinture, la photographie ou le livre. La boîte comme une vitrine de musée lie des éléments et en oriente l'étude et la compréhension par des savoirs extérieurs qui ont déterminé cette liaison laquelle, effectuée, vient ricocher sur ces savoirs et les modifier. C'est ce que Duchamp et Cornell avaient bien compris. D'où ce recours, dès les années soixante, mais surtout dans les années soixante-dix, comme échappatoire à la fin de l'art et de la peinture épuisée dans sa quête du dernier tableau, à la boîte aussi bien chez des artistes conceptuels que chez des artistes voulant rassembler et pérenniser les traces de leur existence. Georges Brecht, Jochen Gerz, Christian Boltanski comptent avec les artistes de Fluxus, parmi les artistes les plus représentatifs de cette vogue de la boîte vitrine muséale que Daniel Buren monumentalise dans ses cabanes éclatées où se disloque le cube, ni objet ni monument, de Tony Smith. Dans les années soixante-dix les boîtes sont mêmement pour Robert Brandy une solution aux impasses de la peinture et à son effacement à la fois inéluctable et impossible. Mais très vite il lui apparaît que leur confection compulsive porte à des dérives obsessionnelles ou pire décoratives. Mais elles lui autorisent le retour au récit, à l'istoria, à une invention littéraire sans contrainte. D'où l'apparition de Bolhito Blane, que l'on peut imaginer espion, dandy voyou, détective, parcourant le monde comme les grands reporters des années vingt et trente, comme les détectives, les voleurs gentlemen et les grands espions dont la littérature populaire conte les aventures. Robert Brandy établit la vie et la légende de Bolhito Blane avec un soin de détective et de muséographe. Comme Cornell, il rassemble des objets précieux, jusqu'à une voiture, qui atteste de son existence et de l'inanité de sa biographie officielle. Les boîtes de ce récit donnent ainsi corps à une double fiction : celle de l'existence de Bonitho Blane et celle de la fiction de la fiction des pièces à conviction qui l'établissent. Ce n'est que de l'art dont la propre réalité n'est, ce qu'accuse la troisième dimension propre à la boîte, qu'un trompe l'œil : un mazzochio. La boîte ne serait ainsi, à l'ère du collage, de l'assemblage, de la publicité, du cinéma et de la télévision, qu'un avatar moderniste de la boîte perspective, de la camera oscura dont Huygens avait décelé, à propos, des images produites par les « chambres noires » de Drebbel, d'emblée, le pouvoir falsificateur. Ce n'est pas un hasard si, dans l'art de Robert Brandy, l'apparition de Bolitho Blane, va de pair avec un retour à la peinture, à une peinture comme tout soudain délivrée des tromperies théoriques qui entravent sa pratique, tromperies théoriques établies sur les vérités fragiles des postulats avant-gardistes aspirant à cette Gesammkunstwerk que serait la Cité idéale que Cioran décrit comme la cité de la terreur. Pour Robert Brandy, comme pour bien des peintres de sa génération, travaillant en France et en Europe, la peinture a une réalité qu'elle se doit affirmer pour attester qu'elle n'est pas une fiction. C'est la fiction que génèrent les boîtes, l'ironie distante que l'artiste manifeste à l'égard de son double trompeur dont il feint d'avérer la présence, qui le porte à une peinture de gestes, de gestes sans expressivité qui étalent des terres broyées, portées à la plénitude de leurs couleurs, sur la toile qui ne feint plus d'ouvrir des vedutes sur le monde réel, qui ne se veut plus le lieu de projections d'images trompeuses. C'est de pigments terreux qu'étaient extraites les couleurs des images des rites du sacré peintes à fresque aux murs des temples et des tombeaux. La réalité de la peinture s'exposait dans sa matérialité même. Et de manière symbolique et impitoyable. La toile, chez Brandy, se substitue au mur, parce qu'elle est tissée, parce que le tissage est texte, lié au langage. La toile est là, dès la naissance. Un linge reçoit l'enfant qui vient de naître et l'enveloppe. La toile est, à jamais là, à l'heure de toute mort. Elle est linceul. Elle est donc le réceptacle où peuvent reposer des traces d'objets réels, fragments de photographies, de journaux, de lettres, où se lisent des bribes de messages peu lisibles : des traces de présences disparues. Les terres les recouvrent de leurs couches de poudres colorées dont les stridences et les dissonances, fardent l'inexorable ensevelissement de toute vie dans la réalité de la poussière, dans une cosmétique poignante attestant de la présence de la mort dans le pouvoir décoratif fascinant et médusant de la peinture de Robert Brandy.

Bernard Ceysson

Robert Brandy et la peinture comme épiphanie par Jean Sorrente

Depuis les années 197O, quand elle reprenait à son compte certains aspects des recherches de Supports-Surfaces, la peinture de Robert Brandy n'a cessé de se frayer une voie originale. Elle peut se comprendre comme l'exercice et la méditation de deux données élémentaires : l'espace et le temps. Une figure de rhétorique permet d'en comprendre l'articulation et d'en expliciter le procès, c'est la métalepse au sens que lui donne Genette. L'œuvre se présente et se signifie comme œuvre en même temps qu'elle en déploie le mode de production. De la tension qui en résulte, de la cause qui s'offre dans ses effets, des effets qui se ressourcent à leur cause, la peinture de Robert Brandy tire de captivantes propositions qui, d'un cycle à l'autre de leur transposition sur la toile, ont gagné en clarté et en simplicité. Abstraite de prime abord, elle ne s'interdit pas la figuration, de sorte qu'on se demande lequel des deux ordres procède de l'autre, frontale, elle joue de la profondeur et de la perspective, marquée de discrètes lignes d'horizon, elle revendique sa verticalité et déborde de coulures intempestives, charpentée ou architecturale, elle verse dans le paysage que rythment les différentes plages de couleurs, objectivée par l'utilisation du collage, elle affirme la subjectivité du peintre dans la gestuelle et les phylactères qui datent la toile et signalent des humeurs, monumentale à bien des égards, elle se révèle dans la dépense somptuaire des détails. On ne sait, tant l'œuvre contrarie la logique ordinaire de la perception, ce qui précède de la cause ou de l'effet, du donné à voir ou de son mode de production. Ce qui vaut pour l'espace se retrouve dans l'expérience sensible du temps. Des zones colorées, des motifs, des structures, qui avaient disparu remontent à la surface et redeviennent visibles, d'autres retombent ou s'estompent dans une progressive opacité. Fonctionnant comme un palimpseste, la toile génère sa propre mémoire ; c'est encore plus frappant si l'on embrasse tout un ensemble de toiles étalées sur plusieurs périodes.
La peinture de Robert Brandy invite à une longue et profonde contemplation ; elle s'écoute de même. C'est alors qu'opère le battement de chaque toile, sa respiration. Un événement a lieu, on pourrait l'interpréter comme une heureuse épiphanie.

Jean Sorrente


Expositions monographiques à la galerie
Robert Brandy, Luxembourg
11 Septembre - 12 Octobre 2008

Robert Brandy, Luxembourg
11 Septembre - 26 Septembre 2009

Robert Brandy, Luxembourg
12 Janvier - 29 Février 2012

Robert Brandy, Genève
17 Janvier - 09 Mars 2013

Robert Brandy, Paris
22 Juin - 27 Août 2013

Robert Brandy, Luxembourg
27 Septembre - 15 Novembre 2014

Robert Brandy, Saint-Étienne
17 Décembre 2015 - 20 Février 2016

Robert Brandy, Wandhaff
14 Janvier - 25 Mars 2017

Robert Brandy, Wandhaff
24 Novembre 2018 - 02 Février 2019


Expositions de groupe à la galerie
10 ANS à Luxembourg, Wandhaff
02 Juin - 04 Août 2018


Expositions personnelles

2017
Galerie Radicke Bonn, Allemagne
Galerie Bernard Ceysson, Wandhaff, Luxembourg

2016
Monos Gallery, Liège, Belgique

2015
Galerie Bernard Ceysson, Saint-Étienne, France

2014
Galerie Bernard Ceysson, Luxembourg
Bolitho Blane, Monos Gallery, Liège, Belgique
Galerie Artline, Aalspeer, Pays-Bas

2013
Dix de Der. Robert Brandy, Musée d'Art moderne et d'Art contemporain, Nice, France ; MONOS Galerie, Liège, Belgique
Robert Brandy. Filipe Mankiewicz, Luxembourg, Cercle Artistique de Luxembourg, BNP Parisbas, Luxembourg
Galerie Bernard Ceysson, Paris, France
Bolitho Blane, Musée de Gap, France
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne
Galerie Bernard Ceysson, Genève, Suisse

2012
Galerie Bernard Ceysson, Luxembourg, Luxembourg
Osca Space, Pasadena, États-Unis

2010
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne
Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
avec Rico Sequeira, Château de Schengen, Luxembourg
avec Rico Sequeira, Abbaye Neumünster, Luxembourg

2009
Galerie Bernard Ceysson, Luxembourg
Centre National de Littérature, Mersch, Luxembourg
Musée de Gap, Hautes-Alpes, France
Galerie Farel, Aigle, Suisse

2008
Galerie Bernard Ceysson, Luxembourg

2007
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne
Galerie Brissot Linz, Paris, France
avec Rico Sequeira, Centre Camoes, Luxembourg, Luxembourg
Auto-portrait, D'Ieteren Gallery, Bruxelles, Belgique
Papiers, Galerie La Cité, Luxembourg
Boîtes et objets 1981 - 2007, Musée de Gap - Espace d'Art contemporain, Gap, France

2006
Galerie 2016, Bruxelles, Belgique
Luxembourg House, Tokyo, Japon
Aston-Martin Akasaka, Tokyo, Japon
Toyota Automobile Museum, Nagakute-Cho, Japon
Galerie Brissot & Linz, Paris, France
Galerie La Cité, Luxembourg

2005
Gallery ArtWall + B, New Jersey, États-Unis
Galerie Benoot, Knokke, Belgique
Galerie Farel, Aigle, Suisse
Galerie Buddenbrooks, La Haye, Pays-Bas
Maison du G.D. de Luxembourg, Bruxelles, Belgique

2004
Galerie La Cité, Luxembourg
Galerie Debras, Bical, Bruxelles, Belgique

2003
Luxembourg house, New York, États-Unis
Galerie Artline, Amsterdam, Pays-Bas
Casino Mondorf les Bains, France
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne
Galerie Benoot, Knokke, Belgique

2002
Galerie La Cité, Luxembourg
Centre Nomade d'Art Comtemporain, Bruxelles, Belgique

2001
Galeria De Sao Bento, Lisbonne, Portugal
Galerie La Cité, Luxembourg
Galerie du Fleuve, Paris, France
Gallery Art Wall + B, New Jersey, États-Unis
Galerie Municipal, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
Musée Gaumais, Virton, Belgique
Musée des tapisseries, Aix-en-Provence, France
Luxembourg house, New York, États-Unis

2000
Galerie La Cité, Luxembourg
Galerie Indépendance autos-portraits(voitures), BIL, Luxembourg
Galerie Artline, Art Holland, La Haye, Pays-Bas
Galerie Artline, Amsterdam, Pays-Bas
Galerie Radicke, St Augustin, Bonn, Allemagne

1999
Galerie du Fleuve, Paris, France
Galerie Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
avec Rico Sequeira, Centre Camoes, Luxembourg

1998
Gallery Art Wall + B, New Jersey, États-Unis
Galerie La Cité, Luxembourg
Galeria De Sao Bento, Lisbonne, Portugal
Galerie Biren, Paris, France
Galerie Michel Vokaer, Bruxelles, Belgique

1997
Art and Science Center, Pine Bluff, Arkansas, États-Unis
Galerie Artline, Amsterdam, Belgique
Gallery Art Wall + B, New Jersey, États-Unis

1996
Galerie La Cité, Luxembourg
Galeire Radicke, Bonn, Allemagne
Art Amsterdam (Artline), Amsterdam, Pays-Bas
Anciennes glacières de Saint-Gilles, Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
Centre de la gravure et de l'art imprimé, La Louvière, Belgique

1995
Théâtre Municipal, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
Galerie Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
Gallery Art Wall + B, New Jersey, États-Unis
S.I.A.C. Strasbourg, France
Petit Musée d'Art Contemporain, Luxembourg
Galerie Farel, Aigle, Suisse
Gallery Art Wall + B, New York, États-Unis

1994
Altes Schloss, Kulturverein, Dillingen, Allemagne
Galerie Artline, La Haye, Pays-Bas
Galerie Biren, Paris, France
Galerie La Cité, Luxembourg

1993
Bibliothèque du Centre Universitaire, Luxembourg
Galerie Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne

1992
ELAAC, Foire d'Art contemporain (Debras-Bical), Montréal, Canada
Théâtre Municipal, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
Galerie Geraud Garcia, Genève, Suisse

1991
Galerie La Cité, Luxembourg
Chapelle des Cordeliers, Sarrebourg, France
Galerie Schäfer, Hambourg, Allemagne
Galerie Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
FIAC Découverte, Paris, France

1990
Galerie Biren, Paris, France
New Art Promotion Gallery, Munich, Allemagne
Galerie Cuenca, Ulm, Allemagne
Galerie Artline, La Haye

1989
Galerie La Cité, Luxembourg
Forum, Internationale Kunstmesse, Hambourg, Allemagne
Galeria Cà d'Al Portic, Locarno, Suisse
Galerie Radicke, Bonn, Allemagne

1988
Galerie Hohenfelde-Schäfer, Hambourg, Allemagne
Gallery 96, 's Hertogenbosch, Pays-Bas
Galerie La Main, Bruxelles, Belgique
Forum, Internationale Kunstmesse, Hambourg, Allemagne

1987
Galerie Numaga, Auvernier/Neufchâtel, Suisse
Saarländisches Künstlerhaus, Saarbrücken, Allemagne
Galerie de Luxembourg, Luxembourg
Galerie La Cité, Luxembourg

1986
Galerie Cuenca, Ulm, Allemagne
Galerie La Main, Bruxelles, Belgique
Gallery 96, 's Hertogenbosch, Pays-Bas

1985
Galerie La Main, Bruxelles, Belgique
Galerie Biren, Paris, France
Galerie Municipale, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
Gallery 96, 's Hertogenbosch, Pays-Bas
Galerie Calart, Genève, Suisse

1984
Galerie La Cité, Luxembourg
Galeria Cà d'Al Portic, Locarno, Suisse
Galerie Numaga, Auvernier/Neufchâtel, Suisse

1983
Galerie Detour, Namur, Belgique
Galerie La Main, Bruxelles, Suisse
Galerie Sct. Angès, Roskilde, Danemark
Galerie H + H, Bruxelles, Belgique
Gallery Schlesinger-Boisanté, New York, États-Unis

1982
Galerie La Cité, Luxembourg
Galeria Cà d'Al Portic, Locarno, Suisse
New Forms Gallery, Athènes, Grèce
Galerie Biren, Paris, France

1981
Galerie Hock, Aachen, Allemagne
Galerie Bollhagen, Worpswede, Allemagne
Ministère de l'Information, Manama, Bahrein
Kunstforening, Kjellerup, Danemark
Galerie Koppelmann, Leverkusen, Allemagne

1980
Galerie Numaga, Auvernier/Neufchâtel, Suisse
Galerie Detour, Namur, Belgique
Galerie La Cité, Luxembourg

1979
Galerie Am Marstall-Schoof, Heidelberg, Allemagne
Galerie Stockvaerket, Horsens, Danemark

1978
Musée des Beaux-Arts, Lausanne, Suisse
Galerie Blanche, Heidelberg, Allemagne

1977
Galerie La Cité, Luxembourg
Galerie Angle Aigu, Bruxelles, Belgique
Galerie Passe-Muraille, Lyon, France
Galerie des Maîtres Contemporains, Aix-en-Provence, France

1976
Galerie Paul Bruck, Luxembourg

1975
Galerie des Maîtres Contemporains, Aix-en-Provence, France

1974
Palais des Congrès, Aix-en-Provence, France

1973
Palais des Congrès, Aix-en-Provence, France
2014
« La Collection Luxembourgeoise du Musée National d'Histoire et d'Art. Robert Brandy. 42 ans de passion et de création », in onsstad, n°106, 2014, pp. 76-77

2013
Biscal Yves et Brandy Robert, Une Vie avant la Vie. Die wahre Geschichte des Bolitho Blane, Saint-Etienne, ARTGO&CIE, 2013
« Robert Brandy : un Luxembourgeois à Paris », in Luxemburger Wort, 23 juin 2013

2011
Augsburger P.-Y., « Robert Brandy, le peintre qui murmure à l'oreille des bidons d'huile », in luxuriant, n°19, 2011

2009
Brandy Robert et Sorrente Jean, Robert Brandy, Saint-Etienne, IAC Editions d'Art, 2009

2007
Robert Brandy, texte Jean Portante, 2007

2006
Robert Brandy, overcovering, texte Jean Sorrente, 2006

2004
Robert Brandy, sérigraphies, 1979-2004, catalogue raisonné, texte Roger Pierre Turinne, Editions Artgo, Bruxelles

2001
Robert Brandy, par Bernard Noël, Ed.Michel frères, Virton, Belgique, 2001
Robert Barndy just painting, M.J. Femandes, Ed.Galerie Sao Bento, Lisbonne, 2001
Robert Brandy, Ed. Artline Amsterdam

2000
Autoportrait, J.Sorrente, préface d'A. Roelants, Ed.Fondation Indépendance
(dexia-Bil), Luxembourg, 2000

1999
Ouverture, Rico Sequeira et Robert Brandy, Ed.Institut Camoès, Luxembourg, 1999

1998
Robert Brandy, par Claude Lorent, Ed.Michel frères, Virton, Belgique, 1998

1996
Brandy, peintures, objets, boîtes et installations, par J.P. Schneider, Ed. Michel frères, Virton, Belgique, 1996

1995
Robert Brandy, par Claude Lorent, Art Wall + B, New York, 1995

1993
Robert Brandy par Daniel Dobbels, Editions ARTGO, Bruxelles, 1993
Petite histoire parallèle d'un plafond, Brandy + J.P. Schneider, Editions PHI, 1993

1991
Robert Brandy, Galerie La Cité, FIAC Découverte, texte de L. Kayser, 1991
Journal N°2, Galerie Debras-Bical, Bruxelles, mai 1991
Robert Brandy, 20 ans de peinture, par Kayser, Lorent, Schneider, Sorrente, Editions PHI et Galerie La Cité, 1991

1989
Journal de la Galerie La Cité N°2, décembre 1989

1988
Robert Brandy, Galerie La Main, Cahiers d'Art Contemporain N°13, textes de J.M. Botquin et J.P. Schneider, 1988

1987
Brandy, une vie un destin, J.P. Schneider, Nos Cahiers, I.S.P., 1987

1986
Cahiers d'Art Contemporain N°9, textes de Isolde Schmit, Lorent, Asselborn-Sorrente, Galerie La Cité + Galerie La Main, 1986

1982
Robert Brandy, par Schroeder, Lorent, Asselborn, Weitzel, Kayser, Editions PHI, Luxembourg, 1982

1980
Robert Brandy, Ed. Galerie Numaga, Galerie La Cité, 1980, texte Asselborn, Lorent, Biver

1977
Brandy peintures, 1976-77, Christian Bourkel, J.C. Asselborn







Lâcher du lest...

Arts Libre - Roger Pierre Turine

16 Septembre 2020


Brandy peintre de la couleur

ARTS LIBRE - Roger Pierre Turine

18 Décembre 2019


Brandy en long, en large

La Libre Belgique - Roger Pierre Turine

16 Janvier 2019


1, 2, 3... (dé)paysage !

Le Jeudi - Karine Sitarz

23 Fèvrier 2017


Triplette

Land - Lucian Kayser

20 Janvier 2017


Triplé gagnant

Luxemburger Wort - Nathalie Becker

19 Janvier 2017


Robert Brandy

Robert Brandy

02 Fèvrier 2017