Günther Förg

 ( 1952, Füssen Allemagne)

Biographie

Günther Förg nait en 1952 à Füssen (Allemagne) vit et travaille à Areuse (Suisse) depuis 1999, professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Münich.
Né en 1952 à Füssen en Allemagne, Günther Förg a fait ses études aux Beaux Arts de Munich, de 1973 à 1979. Il a rencontré très jeune un succès international, exposant dans le monde entier depuis l’âge de 22 ans. Günther Förg mène par le moyen de la peinture et de la photographie, une réflexion sur la modernité et les signes par lesquels elle se manifeste. Ses photographies d’architecture de l’époque du Bauhaus interrogent les paramètres du moderne confronté à l’usure du temps. Ses peintures abstraites reprennent fréquemment les signes des grands peintres abstraits américains des années 1950-60 (Barnett Newman, Clifford Still, De Kooning) qu’il interprète librement.
Il peint également des sortes de grilles qui sont des impressions de nature. C’est ce thème qu’il a choisi pour l’affiche qu’il a réalisée pour Roland Garros, parce qu’il pouvait évoquer le filet du tennis ou le maillage de la raquette.
Günther Förg a exposé notamment au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 1991 et au Centro de Arte Reina Sofia de Madrid en 1999. Ses œuvres figurent dans les collections des principaux musées du monde.
La Fondation Beyeler à Riehen et la Fondation Essl à Vienne en Autriche viennent de lui consacrer deux expositions importantes.
Présentation

Peintre, photographe, sculpteur, Günter Förg ne se limite ni à un support ni à mode d’expression. Son art est souvent lié à l’espace d’exposition, en accord avec l’architecture. Förg s’est fait connaître dans les années ’80 en utilisant d’entiers espaces intérieurs, associant des peintures murales de couleurs vives avec des photographies de bâtiments emblématiques, de détails architecturaux ou de portraits de gens.
La pratique de Förg est une réflexion sur l’art. Ses œuvres rappellent formellement des références de l’art moderne et contemporain comme Piet Mondrian, le Bauhaus, l’avant-garde russe du début du 20e siècle, le minimalisme américain, Barnett Newman, Ellsworth Kelly, le cinéma de la nouvelle vague... Mais elles s’en distinguent aussi par une interprétation libre de l’artiste. Cette approche resurgit dans ses installations, ses peintures, ses photographies et ses sculptures, ce qui a valu à Günther Förg sa réputation de «flâneur à travers l’art moderne».
(in: Art at the Turn of the Millenium, Taschen, 1999, p. 158)
« Si formellement la structuration des peintures (…) rappelle celle des grands abstraits américains (…), intrinsèquement son approche est très différente. Förg ne s’investit pas dans une recherche du spirituel et de l’absolu ; un contenu expressif et symbolique lui importe peu. Il ne cherche aucunement à faire un chef d’œuvre. La production en suite et en séries est là pour le démentir, le sens s’annilihant dans la répétition. Ce travail, qui nie le geste au profit de l’attitude, implique au contraire une approche très concrète de prise en compte de l’espace, même si celui-ci n’est pas déterminant à priori pour la réalisation des peintures. L’accrochage en série des peintures, leur similitude et leur diversité contribuent à rendre évidente la mise à l’œuvre sensible d’un processus créateur dans le temps et l’espace.
Chaque peinture n’est pas le fruit d’un travail de longue haleine dans la recherche de la perfection, mais au contraire le résultat d’un geste vif, plus spontané que réfléchi. (…) Förg considère la peinture comme une fenêtre grâce à laquelle, débarrassée des contraintes de l’illusionnisme, l’on peut voir au-delà. Cet au-delà, signifié par la schématisation extrême de la forme (…) renvoie à un ailleurs mental et spirituel. La fenêtre est un passage vers ce qui pourrait être l’espace personnel de l’artiste, celui d’une quête, celui de la recherche de l’insaisissable vérité de l’art. »
(Béatrice Parent, « Là où le regard se perd dans la répétition et l’infini », in : Catalogue d’exposition Günther Förg, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 1991, pp. 10-11)
Expositions de groupe à la galerie
La Ligne Passée, Luxembourg
30 Juin - 16 Septembre 2012

La Ligne Passée, Luxembourg art moderne
30 Juin - 15 Septembre 2012


Expositions personnelles

2011
Galerie Lelong, Paris - FRANCE
2010
Fondation Beyeler, Bâle - SUISSE
2009
Hôtel des Arts de Toulon - FRANCE
2008
Essl Museum, Klosterneuburg - AUTRICHE
Galerie Lelong, Zurich - SUISSE
2007
Château Lynch-Bages, Pauillac - FRANCE
Galerie Lelong Paris - FRANCE
2006
Kunsthalle, Bremen – ALLEMAGNE
2003
Staatliche Kunsthalle, karlsruhe - ALLEMAGNE
Tel Aviv Museum of Art - ISRAEL
1998
Städtisches Museum Abteiberg, Mönchengladbach - ALLEMAGNE
Museo Nacional Centro Reina Sofia, Madrid - ESPAGNE
1997
Galerie Lelong Paris – FRANCE
1996
Galerie Lelong, Zürich - SUISSE
1995
Stedelijk Museum, Amsterdam – PAYS BAS
1991
Musée d'art moderne, Paris - FRANCE
1989
Museum of modern Art, San Francisco – ETATS UNIS