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Lauren Luloff

 ( 1980, Dover, New Hampshire)

Née en 1980, à Dover, États-Unis.
Vit et travaille, à New-York, États-Unis.

Formation

2010
MFA, Bard College : Milton Avery Graduate School of the Arts

2001
BFA, Pennsylvania State University

2000
Bourse d'études Edwin Zoller
Etudes à l'étranger, Irlande, 2000

Présentation

Le travail de Luloff appartient à la lignée d'artistes tels que Rauschenberg, dont nous parlions auparavant, ou Joan Snyder, héritier américain du cubisme, et des artistes connus pour avoir le cœur sur les lèvres. On retrouve dans ses tableaux une atmosphère semblable à celle qui règne chez des peintres et des coloristes tels qu'Helen Frankenthaler ou Mark Rothko. Luloff offre un contraste permanent entre les objets ancrés dans la vie de tous les jours et l'ambition grandissante de les sublimer.

(Source : Wallace Whitney, Lauren Luloff, Editions Ceysson)
Les derniers tableaux des collages de Lauren Luloff évoquent le ciel, le sol usé d'une usine textile, du thé dans une tasse en porcelaine d'un autre âge et du linge qui sèche au soleil. Le processus qu'elle applique est simple. Tout d'abord, elle tend du tissu semi-transparent sur un châssis, puis elle colle des morceaux de tissus et peint sur ce « fond ». Rien n'est dissimulé et tout est révélé. Mis à nu, ce processus a un côté mystérieux, jetant sur son travail un voile de brume évocatrice, comme le jour à son éveil ou un souvenir d'enfance. Les tissus prennent simultanément racine et désorganisent les couleurs peintes, à l'instar de Matisse qui avait l'habitude de peindre avec des bouts de tissus imprimés pendus dans son atelier.

Ou peut-être un peu comme le célèbre « Lit » de Rauschenberg, le tableau réalisé avec ses draps qu'il a pris et qu'il a fait basculer de la position horizontale à la verticale ; et comme par enchantement, l'un des objets les plus quotidiens et les plus simples est devenu de l'art. De la même façon, Luloff recycle et rend hommage à sa vie quotidienne et à sa pratique. Une vie vécue autant dans son atelier qu'à l'extérieur. En fait, les morceaux de tissus sont doublement recyclés. Luloff chine entre fripier et dépôts-ventes pour trouver les « bonnes récup », des morceaux de draps aux vieux rideaux. De retour dans son atelier, elle les passera à la javel ou les ornera de taches et de motifs avant de les coller sur ses tableaux à grande et petite échelle. Ces morceaux de tissu, ici intimement écaillés, sont le plus petit dénominateur commun, les morceaux les plus tendres, sauvés de la pelle à poussière après une journée de travail ; comme des paillettes d'or dans le tamis d'un orpailleur.

Les œuvres exposées sont des traces légères dans une vie qui se déroule à travers la peinture et la matière. Le travail de Luloff appartient à la lignée d'artistes tels que Rauschenberg, dont nous parlions auparavant, ou Joan Snyder, héritier américain du cubisme, et des artistes connus pour avoir le cœur sur les lèvres. On retrouve dans ses tableaux une atmosphère semblable à celle qui règne chez des peintres et des coloristes tels qu'Helen Frankenthaler ou Mark Rothko. Luloff offre un contraste permanent entre les objets ancrés dans la vie de tous les jours et l'ambition grandissante de les sublimer.

C'est cette impression que j'ai eue quand je suis allée dans l'extraordinaire et grandiose atelier de Luloff situé dans le quartier de Bushwick. Je trouve que l'espace qu'elle a créé pour elle-même et pour son travail est une source perpétuelle de stimulation pour un peintre. La capacité de cette artiste de créer avec du tissu, de la colle, des ciseaux et de la peinture est si unique, si pleine de nécessité, de générosité et d'élégance. Je me rends compte tout à coup que cette description pourrait être la définition même de la peinture, voire de l'amour.

Wallace Whitney


D'aussi loin qu'elle puisse se souvenir, Lauren Luloff a essayé de faire de la bonne peinture et de réaliser des tableaux de qualité, et nombreux sont ceux qui estiment qu'elle y est parvenue. Roberta Smith, critique au New York Times, raconte qu'elle est restée littéralement « K.O.» en voyant l'une de ses dernières œuvres présentée dans sa salle d'exposition, en début d'année ; en apprenant que j'avais eu un entretien avec Luloff, le galeriste Andrew Russeth a réalisé combien elle était « fantastique...une véritable artiste » a-t-il déclaré. L'admiration pour le travail de Luloff naît surtout de la beauté singulière de ses tableaux ; les matériaux décalés qu'elle utilise avec minutie et discerne- ment se combinent en une œuvre d'art pleine de subtiles encore qu'indéfectibles complexités qui révèlent chez Luloff les qualités d'un artisan de grand talent. À ce propos, à l'occasion de sa deuxième exposition individuelle chez Halsey McKay, je souhaiterais élargir la discussion critique de l'œuvre de Luloff pour inclure une analyse de la conception et du fonctionnement de son savoir-faire. Jusque là, les critiques avaient analysé ses diverses caractéristiques et les résultats qu'elles donnaient dans des détails infini- ment minutieux, c'est pourquoi j'ai pensé qu'à ce stade, un examen de l'ensemble des choix créatifs de Luloff apporterait une contribution aussi précieuse qu'essentielle.

L'observation de la manière dont Luloff a exploré la vie domestique - sujet indubitablement dominant de son portfolio - nous donne des informations utiles sur la façon dont elle maîtrise simultanément les différents aspects de sa méthodologie artistique. Le motif qui revient avec régularité fascine l'artiste patient, et elle a passé des années à observer ses contours. Au cours de la pétillante conversation que j'ai eue avec elle dans son studio de Bushwick baigné d'une atmosphère quelque peu onirique, Luloff déclare : « la vie domestique est un sujet qui a toujours revêtu une grande importance à mes yeux ; il m'a toujours énormément fascinée...le concept d'un havre de paix ou celui du trouble qui parfois y règne... m'inspire, d'une manière ou d'une autre, et me conduit à réaliser de nombreux milieux intérieurs domestiques. » Dans son itération la plus essentielle et la plus littérale, le concept de domesticité imprègne l'œuvre de Luloff par la présence de lanières de draps dans chacune de ses réalisations, qui éveillent chez le public des sensations liées au sexe et à la peau, au confort et peut-être aussi et surtout pour Luloff, un sentiment de vie vécue. De plus, elle utilise l'eau de javel pour dessiner sur ces draps la flore, les hommes ou les théières, dans une évocation de tâches ménagères et de senteurs domestiques, disons de gestion d'un intérieur dans le sens le plus large du terme.

Son travail indique aussi qu'elle conçoit toute idée dans une perspective multidimensionnelle, et à la fois avec désinvolture et détermination, elle en explore les différents aspects. Considérée dans ses dimensions les plus folkloriques par exemple, elle a passé des mois en Inde où elle a appris l'ancienne technique de l'impression textile par bloc. Cela ne l'a pas seulement conduite à intégrer cette pratique dans son travail (qui revêt cependant une grande importance car il s'agit de motifs dont le rendu visuel est très impactant et la technique tout à fait fonctionnelle dans le cas qui nous occupe) mais aussi à réaliser d'élégants tissus avec des tampons à motifs islamiques qu'on peut admirer dans ses dernières œuvres. Dans un esprit teinté de nostalgie, le concept de domesticité s'exprime à travers les voiliers délavés de ses œuvres actuelles. Une réminiscence des étés de son enfance passés en Nouvelle Angleterre. Et avec plus de sobriété et d'esprit pratique, le concept est exprimé par le biais de l'exploration d'intenses dynamiques relationnelles, présentes dans toutes les œuvres, tour à tour sombres et hautes en couleurs, qu'elle a réalisées en 2013. C'est l'utilisation patiente et prudente de ces matières, associée à son talent dans l'expression de ce concept, qui lui permet de saturer si complètement son travail de l'idée maîtresse, sans que le résultat ne soit exagérément lourd. On peut donc affirmer que la dextérité artisanale de Luloff va au-delà de la capacité d'assembler quelque chose « qui se tient ». Elle se situe davantage dans une dimension où elle démontre à de multiples reprises son talent d'aller au bout de son idée sans épuiser son public.

Pourtant, ce qui pourrait être le plus attractif dans la fascination de Luloff pour ce su- jet, c'est son apparente démarche d'authenticité. Même l'application dont elle fait preuve à l'égard du processus et des matériaux semble confirmer cette thèse. Si l'usage qu'elle fait des draps de lit, par exemple, est si plébiscité, cela semble être dû au fait que leur présence est unique sans être ni voyante ni forcée. Et c'est justement cela - cette présence si anachronique - qui me laisse croire que le sérieux est sans aucun doute une partie essentielle de son travail. Je ne souligne pas cet aspect dans l'intention de faire du sentiment sur ce que fait Luloff ; être débridé et manifester ses passions sont des qualités remarquables sur un marché de l'art saturé de tableaux pleins d'humour, ou l'on fait passer toute absence de profondeur et d'authenticité pour une forme de consécration du formalisme. Au contraire, voici quinze ans désormais que Luloff intègre des draps dans ses créations ; et de la javel, depuis quatre. Ce choix de longue date dans la maîtrise de ses matériaux pousse son travail vers une authenticité comme seule peut le faire une dévotion sincère.
En dévouée praticienne de son art, Lauren Luloff donne à ses œuvres un rendu empreint d'un travail exceptionnellement dynamique. Ces peintures, si fines, si délicates et si fantasques, avec leurs directives picturales bien déterminées et leurs objectifs précis méritent bien l'éloge qu'elles reçoivent systématiquement.

Kendra Jayne Patrick


Expositions monographiques à la galerie
Lauren Luloff, Luxembourg
22 Novembre 2014 - 14 Janvier 2015

Lauren Luloff, Genève
17 Mars - 14 Mai 2016

Lauren Luloff, New York
20 Septembre - 04 Novembre 2017


Expositions de groupe à la galerie
FEED THE METER, Wandhaff
26 Septembre 2015 - 30 Janvier 2016

Special Guest New York, Hors les murs
08 Septembre - 28 Septembre 2015


Expositions personnelles

2017
Sun Drawn, Halsey McKay Gallery, East Hampton, États-Unis
The Evergreens, Ceysson & Bénétière, New York, États-Unis

2016
New Growth, Galerie Bernard Ceysson, Genève

2015
Water Vessels (forthcoming), Marlborough, Chelsea, New York, États-Unis

2014
Lauren Luloff, Galerie Bernard Ceysson, Luxembourg
Heliotrope, Halsey Mckay Gallery, East Hampton, New York, États-Unis
Pineapples and Teapots, The Hole, New York, États-Unis
Recent Paintings, Showroom, Gowanus, Brooklyn, New York, États-Unis

2013
Daily Companions, Cooper-Cole Gallery, Toronto, Canada

2012
Dark Interiors and Bright Landscapes, Halsey McKay, East Hampton, New York, États-Unis
Recent Small Works, Horton Gallery, New York, États-Unis
HERE, BUOY Gallery, Kittery, États-Unis

2011
Wind, Beach and Still Life, End of the Century, New York, États-Unis

2010
A Dinosaur with Window into the Future and into the Past, site-specific installation, BUOY, Kittery, États-Unis
WOVEN, site-specific installation, Secret Project Robot, Brooklyn, New York, États-Unis

2009
From the Sheets, Sunday L.E.S., New York, États-Unis

2007
Yard Sail, outdoor, site-specific installation, Black and White Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

2006
Believe. Make, site-specific installation, Secret Project Robot, Brooklyn, New York, États-Unis

2005
Recent Paintings, Black and White Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis
Recent Paintings, Sideshow Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis
Forist, site-specific installation, Happy Ending, New York, États-Unis
Love Girl, Cinders, Brooklyn, New York, États-Unis

2004
Recent Paintings, no Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

Expositions collectives

2017
Flat Fix, Halsey McKay Gallery, East Hampton, États-Unis

2016
Imagine, Brand New Gallery, Milan, Italie

2015
Feed the Meter, Galerie Bernard Ceysson, Wandhaff, Luxembourg
Eagles II, Galeria Marlborough, Madrid, Espagne
Special Guest Galerie Bernard Ceysson, Galerie Zurcher, New York, États-Unis

2014
Redacted, Islip Art Museum, East Islip, New York, États-Unis
Ain'tings, Robert Blumenthal Gallery, New York, États-Unis
Material Images, Johannes Vogt Gallery, New York, États-Unis
Space Heater, Harbor Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

2013
Seeing with Fingers, Curated by Laurel Sparks, The Barbara Walters Gallery, Sarah Lawrence College, New York, États-Unis
Summer in Ceylon, Showroom, New York, États-Unis
Summer Session, Steven Harvey Fine Art Projects, New York, États-Unis
Lauren Luloff and Georgia Dickie, Cooper Cole Gallery at NADA Art Fair, New York, États-Unis
Dallas Art Fair, Halsey McKay Gallery, Dallas, États-Unis
Gesturing into Consciousness: Juried Alumni Exhibition, Pennsylvania State University, États-Unis
Donut Muffin, curated by Tamara Gonzalez and Jessica Duffet, Dorsky Gallery, Ling Island City, New York, États-Unis
Swamp, curated by Kari Adelaide, Edgar Allen Poe Center, Bronx, New York, États-Unis

2012
Miami Project, Halsey McKay Gallery, Miami, États-Unis
Stretching Painting, curated by Veronica Roberts, Galerie Lelong, NY That This is, Thomas Erben Gallery, New York, États-Unis
Hot white flesh ties, Favorite Goods, Los Angeles, États-Unis
Dirty, Messy Painting, Roos Arts, Rosendale, New York, États-Unis
Lobsterama, Curated by Nathan Gwynne, Shoot the Lobster, New York, États-Unis
Special Blend, Curated by Chris Matin, The Journal, Brooklyn, New York, États-Unis
Wavers, Curated by EJ Hauser and Rob Nadeau, Brooklyn, New York, États-Unis

2011
Painting Expanded, Tanya Bonakdar Gallery, New York, États-Unis
Not the Way you Remembered, The Queens Museum, New York, États-Unis
Issue Project Room, Benefit Art Auction, New York, États-Unis
Snowclones, Art Blog Art Blog, New York, États-Unis
The Working Title, Bronx River Art Center, New York, États-Unis
Painting, Design, Speculation, Generosity, CB 1 Gallery, Los Angeles, États-Unis
Summer Above, curated by Wallace Whitney, Tiger Strikes Asteroid, Philadelphia, PA Control, Alt., Delete, HKJB, New York, États-Unis

2010
Material Issue and Other Matters, CANADA Gallery, New York, États-Unis
First Matter, By Appointment or By Chance, Brooklyn, New York, États-Unis
The World's Greatest, Daily Operation, Brooklyn, New York, États-Unis
Domestic City, Kid Yellin, Brooklyn, New York, États-Unis
Yielding California, Triple Base Pop-Up Space, New York, États-Unis
Thingy, Occasional Projects, Brooklyn, New York, États-Unis

2009
Oculus Imaginationis, Horton and Co., New York, États-Unis
Bard MFA Thesis Exhibition, Annandale-on-Hudson, New York, États-Unis
Warren Oates in the Economic Crisis of 2008, Okay Mountain, Austin, États-Unis
It's a Wonderfull Life, Sideshow Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

2008
Material Differences, Amy Simon Fine Art, Westport, États-Unis
There is no there, there, Rivington Arms, New York, États-Unis
Admirer, 31 Grand, New York, États-Unis

2007
Paula DeLuccia/ Lauren Luloff, Sideshow Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis
Frequencies, Black and White Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

2006
Brooklyn, Westport Art Center, Westport, États-Unis
Mirror of our Obsessions and Fears, Black and White Gallery, Brooklyn, New York, États-Unis

2005
I Find You, Cinders, Brooklyn, New York, États-Unis
2015
"Solo exhibition by New York artist Lauren Luloff opens at Marlborough Chelseah", in artdaily.org, 2015

2014
Kendra Jayne PATRICK, "Lauren Luloff", in On•Verge. Alternative art criticism, 20 août 2014
Marc GUIDUCCI, "Lauren Luloff at Halsey McKay Gallery", in Vogue, 11 juillet 2014
Roberta SMITH, "Lauren Luloff: 'Recent Paintings'", in The New York Times, 2014

2012
Roberta SMITH, "Like Watching Paint Thrive: In Five Chelsea Galleries, the State of Painting", in The
New York Times, 2012
Kari ADELAIDE, "Lauren Luloff's Recent Small Works at Horton Gallery", in Huffington Post, 2012
Rick BRIGGS, "Nothing is Hidden and Everything is Revealed", in Hyperallergic, 2012
Tracey HARNISH, "Bedsheets and Body Movements", in Huffington Post, 2012
Andrew RUSSETH, "10 Things to Do in New York's Art World before March 5", in Gallerist NY, 2012
Robert SHUSTER, "Best in Show: Oded Hirsch at Thierry Goldberg Gallery, Plus: Lauren Luloff and Francesca, 2012
Woodman", in Village Voice, 2012
"The Lookout: A Weekly Guide to Shows You Won't Want to Miss", in Art in America, 2012
Jason STOPA and Joshua ABELOW, "30 Artists To Watch in 2012: Part II", in NY ARTS Magazine, 2012

2011
Johnny MISHEFF, *Visiting Artists / Lauren Luloff", in T Magazine, 2011
Andrew RUSSETH, "16 Miles of String", 2011
"Abstract Painting, the New Casualists", Sharon Butler, The Brooklyn Rail, 2011

2010
Chloe JOHNSON, "Fitted Sheets", in Wire, 2010
"Lauren Luloff Progress Report", 2010

2009
"Canvasing the Neighborhood at Sunday, Jen Bekman, Janos Gat, and Beyond", 2009
Martha SCHWENDENER, "In which we lace up our art shoes and troll the Lower East Side", in Village Voice, 2009
WFMU's Beware of the Blog, "Lauren Luloff's Mountainous Bed Sheets", 2009

2007
SEASONS // OUTDOOR SPACE // WILLIAMSBURG, Black and White Project Space, 2002-2007
Rodney DICKSON,"Lauren Luloff", in NY Arts Magazine, 2007

The Evergreens, Lauren Luloff

The Evergreens, Lauren Luloff

02 Novembre 2017