Louttre B

 ( 1926, Paris)

Biographie

Louttre.B, né le 15 juillet 1926 à Paris, est un peintre français reconnu pour l’utilisation d’une palette haute en couleur et toujours renouvelée. Également apprécié comme graveur, il imprime en couleurs ses gravures sur bois, s’étant rapidement affranchi des pratiques traditionnelles. Sculpteur, il ponctue son parcours d’artiste de diverses réalisations, surtout à Boissiérettes, lieu emblématique de son œuvre.

Louttre.B passe son enfance à Paris dans une ambiance artistique qui modèle son esprit. Roger Bissière, son père, participe activement à la vie artistique de l’époque, notamment en étant une figure de l’académie Ranson, et côtoie des artistes comme Georges Braque, Henri Laurens, Louis Latapie et Amédée Ozenfant dans le cadre du Square Montsouris (Paris XIVe) où, à la fin des années 20, ils ont construit leurs habitations.

En 1938, les Bissière quittent définitivement Paris pour s’installer à Boissiérettes, près de Cahors (Lot), où ils vont vivre au plus près de la nature. Au cours de la guerre, nombre d’amis artistes viennent leur rendre visite à Boissiérettes, parfois s’y réfugient, alors que Bissière a cessé de peindre et que Louttre.B s’adonne à des travaux agricoles pour subsister.

En 1944, démobilisé, il retrouve Boissiérettes et son père, qui se remet à peindre. S’ouvre alors une période marquante pour Louttre.B au cours de laquelle les deux hommes sont inséparables, le père suivant son fils dans les travaux des champs ou de débardage de bois. En peinture, ils partagent le même atelier dans des recherches à quatre mains et, en octobre, il expose pour la première fois à la galerie de France à Paris avec Bissière et plusieurs de ses amis.

En 1947, il présente une œuvre au tout jeune Salon de mai et ne tarde pas à s’installer à Paris où il vit grâce à des travaux de peinture en bâtiment. Là, il côtoie peu le milieu artistique de l’immédiat après-guerre. Il se lie avec Nicolas de Staël. Il revient très régulièrement à Boissiérettes, seul endroit où il peut peindre sereinement. Sa démarche s’inscrit alors dans des recherches abstraites dans lesquelles les rapports colorés sont sa principale préoccupation.

À partir de 1955, Louttre.B expose régulièrement, à la fois dans les salons (Salon de mai, Salon des réalités nouvelles, Salon d’octobre), et également dans plusieurs galeries parisiennes (Nina Dausset [1955], John Craven [1955], Pierre Loeb [1957], Jeanne Bucher [1959]).

En 1961, il est lauréat de la deuxième Biennale de Paris et la galerie Jeanne Bucher présente sa première exposition personnelle l’année suivante, reprise à la galerie Beyeler à Bâle, et accompagnée d’un catalogue préfacé par Jacques Lassaigne.

À ce moment de son parcours, Louttre.B éprouve le besoin de faire évoluer sa manière. Il assombrit sa palette et réintroduit des figures sommaires dans ses toiles. Dans le même temps, il découvre, avec Marcel Fiorini, la gravure sur bois de fil où toutes les couleurs sont ancrées sur une seule plaque de bois contrairement à la gravure sur cuivre qui demande un passage en presse par couleur. Il en résulte des tirages aux couleurs lumineuses, dont chaque épreuve est différente.

En octobre 1962, à la mort de Mousse, sa mère, il revient s’installer à Boissiérettes auprès de son père qui décède deux ans plus tard (décembre 1964). Louttre.B cesse alors de peindre durant près de deux ans et investit un bois proche de la maison familiale où il installe un groupe de sculptures monumentales en béton dont les figures rappellent celles de ses derniers tableaux.

Dans le même intervalle, il restaure la chapelle de Boissiérettes : il recouvre le sol d’une mosaïque de galets, peint le plafond, réalise des vitraux et installe une tapisserie composée de fils de laine brodés derrière l’autel en béton sculpté.

De retour d’un séjour au Portugal, Louttre.B reprend la peinture et introduit du sable dans ses toiles. La figuration s’affirme, tout en restant allusive, la couleur se simplifie. Mais c’est par la gravure qu’il diffuse son travail, notamment en étant lauréat de plusieurs biennales internationales (Tōkyō et Grenchen en 1967, Épinal en 1971), ce qui l’amènera à expérimenter le tirage de très grandes planches (200 x 300 cm) qu’il exposera à la galerie Jeanne Bucher en 1970.

Revenu s’installer à Paris en 1968, sa vie se partagera dès lors entre Paris et Boissiérettes.

Bientôt, Louttre.B entreprend le cycle des Enseignes dans lequel il fait ouvertement référence à l’art populaire. C’est à cette époque qu’il monte un stand de gaufres au Salon des réalités nouvelles (1972), qu’il réalise des jeux de cartes (Le Tarot des familles, 1976) ou qu’il installe ses Girouettes à Boissiérettes (1978).

À partir de 1976, Louttre.B peint à l’acrylique des tableaux de format carré sur lesquels l’application de jus successifs, souvent poncés, donne un caractère lisse et transparent à ses toiles. Des paysages à peine suggérés, encadrés dans la couleur, accentuent la nature intemporelle de la peinture, seuls les titres en forme de calembour semblant rétablir un lien avec la réalité. Dès lors, Louttre.B présente régulièrement son travail dans plusieurs galeries à Paris, chez Fabien Boulakia en 1979 avec un catalogue préfacé par François Mathey, et à la galerie Le Troisième Œil (Bordeaux et Paris) depuis 1988.

En 1983, Louttre.B fête ses vingt ans de gravure avec la parution d’un livre qui répertorie les quelque 442 planches réalisées depuis ses débuts. Dans le même temps sa peinture évolue. Toujours au format carré, les tableaux hauts en couleur sont formés de plans imbriqués liés par un réseau de hachures.

Au début des années 90, dans une ruine en contrebas de Boissiérettes, appelée la Villa Dominique, Louttre.B réalise une mosaïque, un vitrail et une fresque et y installe plusieurs sculptures en béton. Il tire de nouvelles grandes gravures.

À la même période, après un bref retour à la peinture à l’huile, Louttre.B réintroduit le sable dans sa pratique picturale. Outre la matière, il donne à ce grain une profondeur en mélangeant sable et pigments, dans des compositions où le paysage laisse place à des formes toujours en phase avec une nature rêvée. L’exposition « Pages de sable » au Centre d’art contemporain de Mont-de-Marsan (1991) illustre cette évolution qui prend tout son sens lors de la rétrospective organisée en 1996 par la maison des arts Georges Pompidou à Cajarc.

Se succèdent alors des séries de tableaux comme Campagnes de l’an II (2001) ou Les Licornes (2003) dans lesquelles la figure ne semble plus être qu’un prétexte à la superposition de plans colorés. Cette dernière série est présentée largement lors de l’exposition de 2003 au musée de Sens à qui, dans le même temps, l’artiste fait donation de 458 de ses gravures, couvrant la période allant de 1983 à 2003.

Depuis 2009, Louttre.B expose à la galerie Bernard Ceysson, à Paris et au Luxembourg, des peintures où le grand format lui permet de déconstruire les éléments formels du paysage en de violents assemblages de couleurs.


Présentation

Peintre et graveur - Louttre B. a notamment élaboré une technique de gravure très personnelle avec une grande variété de couleurs, parfois de très grand format. La peinture de Louttre B. a la force de l’abstraction - c’est-à-dire le chemin vers l’essentiel avec des formes simples, des couleurs vivantes et chaleureuses - mise au service d’une figuration allusive. Ses œuvres expriment un sentiment de plénitude, une atmosphère picturale particulière qui nous permet d’adhérer à un fragment d’éternité du monde.
PEINDRE NATURELLEMENT


Ce qui frappe, au premier regard devant les tableaux de Loutre.B, c’est la force de leur évidence, leur immédiateté et le plaisir qu’ils expriment. Loutre.B ne peint pas en partant de concept, projet ou convention de ou sur l’acte de peindre ou la peinture. Il peint du dedans de la peinture. Comme si ce médium était pour lui un mode d’expression aussi naturel pour exprimer l’être au monde, que peut l’être la parole, une procédure aussi simple que le fait de marcher.

Naturellement bilingue (de parole et de peinture) il n’éprouve pas le besoin de justifier de ce qu’il fait, encore moins à l’égard de lui-même, à l’intérieur de son œuvre. Bissière disait : je peins comme le pommier donne des pommes. Loutre.B lui est carrément, né pommier. C’est la raison de cette aisance que l’on remarque dans l’occupation de l’espace de la toile ou dans l’agencement des couleurs. Jouant et se jouant des références sur les genres (paysages, ou natures mortes, par exemple), ou des problématiques récurrentes (fond/motif ou figure ; surface/ profondeur ; cadre…) à l’exercice du médium, les juxtaposant dans une mosaïque audacieuse, de plans et de plage de couleur, d’une harmonie confondante. Mais cette facilité n‘est qu’apparence. Loutre.B cisèle sa peinture, comme un écrivain polit ses phrases. Les constructions sont en réalité savantes et les hardiesses dans la juxtaposition et le traitement des couleurs, qui passent comme une lettre à la poste.

On a, de nombreuses fois, écrit que ses tableaux s’enracinaient dans les paysages de son Quercy natal. Il y a peu de chance cependant que le ciel du Quercy soit rouge ou jaune comme de la paille et que les sols soient bleus comme la mer. Si ciels ou sols il y a dans ses toiles. La référence de ces «  paysages » serait plutôt intérieure. Même pas des paysages d’ailleurs qui resteraient aux plus près d’un souvenir, mais bien plutôt l’expression d’une poésie du sensible, de l’émotion. Les figures : silhouettes d’arbres ou de fleurs, quelques traits qui dessinent une maison, la rondeur possible d’une pomme ou l’ovale d’un citron, la rondeur d’une colline, empruntent à des formes primitives, qui les conceptualisent. Elles ne se veulent pas évocatrices de sens ou assurer un rapport médiat au réel. Ce sont des stimuli qui partent de l’intérieur de la peinture, dont ils empruntent des codes : des facilitateurs d’émotions, des porteurs d’imaginaires.

En réalité ces formes sont surtout des prétextes, des ossatures, sur lesquelles elles s’accrochent, au jeu de la couleur. Qui est lorsqu’on y réfléchit, plus que jamais aujourd’hui, la vraie raison de la peinture. La peinture c’est d’abord la résonance de la couleur qui fait vibrer l’émotion. Les figures font le pont. Elles amplifient ce que le regardeur immédiatement éprouve, en lui offrant la possibilité d’enrichir son ressenti par des références personnelles, à la manière de la madeleine de Proust. Forme d’appel aussi pour capter le regard, qui le rassure et le libère de l’effort de comprendre. Puisqu’il n’y a rien à comprendre, mais simplement à voir par-delà le regard. Manière aussi, du côté de l’artiste, de contenir l’exubérance de sa peinture, de la raccrocher aux branches, afin de ne pas la laisser mener son jeu, seule. Une retenue, une pudeur, héritières d’une longue tradition, qui tente de préserver l’expression du sensible, la liberté de la forme, des risques de l’emphase. Qui participe chez Loutre.B de son projet d’harmonie et d’échange.

Le peintre pour Loutre.B est un médiateur. Lui a choisi de dire l’étonnement de vivre. Sa peinture exprime cette surprise que chacun ressent d’avoir cette appétence, ce bonheur d’être. Et qu’il transmet dans ces tableaux par ce plaisir de faire.

Mais ce bonheur n’est pas de tout repos pour l’artiste, il le sait. Dans le tableau viennent se croiser des regards : celui incertain, en attente, du regardeur, avec celui du peintre qui le regarde de l’intérieur. Par cette promesse posée, pour une rencontre hypothétique, et toujours différée, l’artiste se met en jeu. Il prend un risque à la mesure de ce qu’il y a investi. C’est un jeu dangereux dans la mesure où, lui qui donne, jette sa parole au vent comme le fait l’arbre dont il envole les graines, comme le poisson répand sa semence dans la mer. Car l’artiste qui sème, sans savoir qui et comment recevra son offrande, est  dans l’attente pourtant, d’un retour nécessaire.

Et ce qu’il sait aussi : c’est que cette rencontre ne sera que partielle, médiate. Qu’elle ne sera jamais un dialogue. Ce que le jeu des mots dans les titres rappelle, qui font écran. Ils disent à contrario, qu’il n’y a pas de peinture innocente, de même qu’il n’y a jamais de paroles qui ne veulent rien dire. Toutes paroles, tous tableaux sont un acte de saisie, une affirmation d’être là, à un moment où peut réussir ou se rater l’échange. Que le tableau est un enjeu. Qu’il peut être le lieu, le temps du malentendu. C’est cette gravité de l’instant de cette rencontre différée, où ce qu’il a posé ne peut plus se reprendre, que Loutre.B tente de désamorcer, par une pirouette, en recourant à l’ironie de mots-puisqu’il faut bien un titre- pour évacuer le sujet et lui se mettre ailleurs. Afin de laisser à celui qui regarde, la pleine jouissance de son ressenti. Cette gravité qui sous-tend sa peinture est la raison de cette retenue déjà dite. La jubilation qu’elle exprime ne fait pas l’économie d’une évidente nostalgie.

Quelles sont aujourd’hui, alors que sont advenus d’autres moyens tous plus technologiques, les raisons de peindre ? Sinon que d’exprimer des émotions autrement indicibles, de bâtir des imaginations impossibles, en exploitant l’extraordinaire souplesse d’un médium qui, par ce qu’il implique totalement et physiquement l’artiste, plus que les autres ne peuvent le faire, bénéficie du fait de cet engagement inscrit, d’un crédit de sincérité, qui facilite l’empathie. Alors que la matérialité du tableau impose, sa présence.

Et dans cet échange qui se produit, la seule chose qui importe à Loutre.B, une fois que l’œuvre, matériellement achevée, a pris ses distances, c’est ce qu’elle exprime à celui qui s’y reconnaît. Cette condition est pour lui essentielle.

Jean-Paul Blanchet
Expositions monographiques à la galerie
Louttre.B, Paris
17 Décembre 2009 - 30 Janvier 2010

Louttre. B, Paris
05 Avril - 26 Mai 2012


Expositions personnelles

2012
« L’Insolente nécessité de la peinture », musée Henri-Martin, Cahors (catalogue)
Galerie Bernard Ceysson, Paris

2010
Espace Paragon, Luxembourg

2009
« Les Hautes Terres », galerie Bernard Ceysson, Paris
« À chacun sa campagne », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Paris

2007
Galerie Ariel, Paris (pour la sortie du livre Louttre.B par Anne Malherbe, Éditions Ides et Calendes)

2006
« Un coup de rouge », galerie Martine Namy-Caulier, Paris (gravures)

2005
Musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot (catalogue)
« Le rouge est mis », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Bordeaux
« Naturellement », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Paris

2004
La Grange et le musée de l’Imprimerie, Ussel
Galerie La Daurade, Toulouse
Galerie Heimeshoff, Essen
Galerie Martine Namy-Caulier, Paris (gravures)

2003
Palais synodal - musées de Sens (catalogue)
« Les Licornes sont de retour », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième œil, Bordeaux

2002
« Les Bois gravés », moulin de Blanchardeau, Lanvollon
« Les Blondes d’Aquitaine », galerie Martine Namy-Caulier, Paris
Salle d’Armes, Pont-de-l’Arche

2001
« Mes campagnes de l’an II », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Paris et Bordeaux
Galerie Planque, Lausanne, Suisse

2000
Galerie Martine Namy-Caulier, Paris (gravures)
Université Le Mirail, Toulouse
MJC Saint-Cyprien Roguet, Toulouse
Galerie Kutter, Luxembourg

1999
« Cool Heure », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Paris

1998
Galerie Kutter, Luxembourg (catalogue)
« Sable Show », galerie Anne-Marie Marquette - Le Troisième Œil, Bordeaux
Galerie Heimeshoff, Essen

1997
Musée du Périgord, centre culturel de la Visitation, et bibliothèque municipale, Périgueux (catalogue)
Galerie Numaga-Auvernier, Neuchâtel, Suisse
Galerie Le Troisième Œil, Paris


1996
Galerie A. Biren, Paris
La Compagnie des arts, Cahors
Grenier du Chapitre, Cahors (gravures)
Musée Zadkine, Les Arques (sculptures)
« Louttre.B 1986-1996 », maison des arts Georges Pompidou, Cajarc (catalogue)

1995
« Les Quatre Saisons », galerie Le Troisième Œil, Paris
Galerie La Nouvelle Gravure, Paris (gravures)

1994
Galerie Kutter, Luxembourg (catalogue)
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux
Galerie Arts Affaires, Boulogne

1993
Galerie Heimeshoff, Essen

1992
Herzogenrath, Aix-la-Chapelle, Allemagne

1991
Centre d’art contemporain, Mont-de-Marsan (catalogue)
Château de Cadillac, Cadillac-sur-Garonne
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux

1990
Galerie Paul Vallotton, Lausanne, Suisse (catalogue)
Vico Art 90, Florence, Italie
SAGA, Paris
Galerie Aeblegaarden, Holte, Danemark (catalogue)
Galerie Protée, Toulouse

1989
Galerie Martin L. de Boer, Amsterdam
Galerie Borzo, Bois-le-Duc, Pays-Bas (catalogue)
Galerie Kutter, Luxembourg (catalogue)
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux
Galerie Manus Presse, Stuttgart, Allemagne

1988
Galerie Gastaud, Clermont-Ferrand

1987
FIAC, « One-Man show », galerie Fabien Boulakia, Paris
Galerie Aeblegaarden, Holte
Galerie Fabien Boulakia, Paris (catalogue)
Galerie Heimeshoff, Essen
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux

1986
Galerie Wölfer, Berlin
Galerie Kutter, Luxembourg
Galerie Ketz, Francfort, Allemagne
Galerie Septentrion, Marcq-en-Bareuil
Galerie Martin, Miami, États-Unis
École des beaux-arts, Clermont-Ferrand

1985
Abbaye Saint-André - centre d’art contemporain, Meymac (catalogue)
Galerie Fabien Boulakia, Paris (catalogue)
Galerie Ducastel, Avignon
Galerie Martin L. de Boer, Amsterdam
Galerie Protée, Toulouse
Galerie Elitzer, Saarbrück, Allemagne

1984
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux

1983
Galerie Fabien Boulakia, Paris (catalogue)
Museum Münchehaus, Goslar
Galerie Heimeshoff, Essen (catalogue)

1982
Galerie Kutter, Luxembourg
Galerie Glemminge, Glemmingebro, Suède (catalogue)
Galerie Heimeshoff, Essen, Allemagne

1981
Galerie Le Troisième Œil, Bordeaux
Galerie Fabien Boulakia, Paris
Hôtel d’Escoville, Caen

1980
Galerie Bleue, Grenoble

1979
« Coulheures », galerie Fabien Boulakia, Paris (catalogue)
Galerie Kutter, Luxembourg

1978
Galerie 410, New York
Galerie Planque, Lausanne

1977
Musée Gaston Rupin, Villeneuve-sur-Lot
Galerie Alain Digard, Paris (catalogue)
Galerie Martin L. de Boer, Amsterdam
Musée de Rodez

1976
Galerie Claudine Planque, Lausanne
Musée des Beaux-Arts, Agen
Galerie Heimeshoff, Essen

1975
Galerie La Huguerie, Bordeaux
Musée Charles Despiau et Wlerick, Mont-de-Marsan
Galerie Eupalinos, Clermont-Ferrand
Galerie Schindler, Berne
Galerie du Tremblay, Fontenoy

1974
Galerie Protée, Toulouse
Galerie La Gravure, Lausanne
Galerie Art Global, São Paulo

1973
Musée de l’Évêché, Évreux (catalogue)

1972
Musée municipal, Limoges (catalogue)
Galerie municipale, Luxembourg
Galerie 32, Lyon

1971
U.A.P., Saint-Étienne-du-Rouvray
Galerie de l’Auditorium, Bruxelles
Galerie Régence, Bruxelles

1970
Galerie Jeanne Bucher, Paris (catalogue)

1969
Galerie Bongers, Paris
Galerie du Fleuve, Bordeaux

1968
Galerie L’Angle aigu, Bruxelles
Galerie Ariane, Göteborg
Musée Henri Martin, Cahors
Galerie municipale, Luxembourg

1966
Galerie Numaga, Neuchâtel
Galerie Géo Michel, Bruxelles
Galerie du Fleuve, Bordeaux
Galerie La Nouvelle Gravure, Paris (gravures)
Galerie Chimène, Saint-Étienne

1965
Galerie Boissière, Paris
Galerie Synthèse, Paris
Galerie Paul Brück, Luxembourg
Gallery of Graphic Art, New York
Galerie 14, Copenhague

1961
Galerie Schmücking, Brunschwig
Galerie Beyeler, Bâle
Galerie Jeanne Bucher, Paris (catalogue)
Galerie Bettie Thommen, Bâle
Galerie La Nouvelle Gravure, Paris (gravures)

1957-1959
Contrat avec la galerie Pierre Loeb et la galerie Jeanne Bucher, Paris

1955
Galerie Nina Dausset, Paris
Galerie John Craven, Paris


Expositions collectives

2011
« Les Années fertiles », galerie Bernard Ceysson, Luxembourg
Château de Ratilly (catalogue)

2007
« Abstraction pensive », musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot (catalogue)

2006
« La peinture est-elle toujours aimable ? », maison des arts, Anthony (catalogue)

2005
« La Donation Pollak : 50 ans de peinture en France, une galerie, une collection », musée Henri-Martin, Cahors ; musée Zadkine, Les Arques ; musée Rignault, Saint-Cirq-Lapopie

2003
« Donation Jeunet », musée d’Art et d’Histoire, Neuchâtel

2002
« La Nouvelle École de Paris 1941-1965 », abbaye de Beaulieu - centre d’art contemporain, Ginals

2001
« Les Rencontres d’art », musée Ingres, Montauban (catalogue)

2000
« Les Rencontres d’art », musée Ingres, Montauban


Pour les expositions collectives antérieures à 2000, se référer au livre Louttre.B, Neuchâtel, Éditions Ides et Calendes, 2006.


Réalisations monumentales

Plafond peint, chapelle du Castel, Valence-d’Agen, 2005
LP Étienne-Jules Marey, Boulogne, 1991
Villa Dominique, Boissiérettes (Lot), 1990
Mosaïque (marbre et galets, 60 m2), commande de la Compagnie La Hénin, Monaco, 1985
Girouettes (bois et fer), Boissiérettes, 1978
Pyramide et Forum, avec Louis Nallard, ENNA, Nantes, 1977
Mur et Forum, Carhaix, 1976
Mosaïque (briques et galets), école de Meux, Compiègne, 1976
Jardin de pierres dressées, Boissiérettes, 1976
Mosaïque (pâte de verre, 50 m2), hôpital militaire de Pourvourville, Toulouse, 1976
La Regue verte (bois brûlé, 2 x 3 m), Arcachon, 1976
Sculpture en éléments (ciment taillé), Treignac, 1975
Sculpture à escalader (ciment polychrome), Bassens, 1973
8 sculptures et un jardin de pierres, lycée technique des Terres-Rouges, Cahors, 1972
Sculptures et jardin, lycée Jean Lurçat, Ris-Orangis, 1972
Pendule en porcelaine et médaillons, Manufacture nationale de Sèvres, 1972
L’Enseigne de l’amour (bas-relief en grès, 1,94 x 2,96 m), Manufacture nationale de Sèvres, 1971
Les Admirateurs de l’heure, ensemble de 6 sculptures en ciment taillé, Boissiérettes, 1971
Fontaine (grès), Manufacture nationale de Sèvres, installée au parc floral de Vincennes, 1968
Bas-relief (béton et galets, 175 m2) et 8 sculptures (ciment taillé) incluses dans le mur d’enceinte du lycée de Gourdon (Lot), 1968
Sculpture (ciment coulé et peint, hauteur 5 m), Soulac-sur-Mer, 1968
Sculptures (ciment taillé) et sol, faculté des lettres, Bordeaux-Pessac, 1967
Carton de tapisserie pour la manufacture de Beauvais, 1967
Ensemble de 12 sculptures monumentales (ciment taillé teinté), Boissiérettes, 1966
Sculpture (ciment taillé), lycée de Cajarc (Lot), 1966
Renaissance d’une chapelle (mosaïque de galets, autel de béton, vitraux, chemin de croix, plafond peint, broderie murale), église Saint-Pierre de Boissiérettes, 1965
Composition, carton de tapisserie pour la Manufacture nationale des Gobelins, Paris, 1964
Cartons de tapisserie pour Tamara Moulinier et Plasse Le Caisne, 1964
Vitraux à Marignier et Annemasse (église Saint-Joseph), 1961
Carton de tapisserie pour l’Atelier Plasse Le Caisne, 1955


Œuvres dans les collections publiques

Mobilier national, Paris
Bibliothèque nationale, Paris
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Musée national d’art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris
Musée national d’histoire et d’art, Luxembourg
Musée de l’Évêché, Évreux
Musée des Beaux-Arts, Bordeaux
Musée des Beaux-Arts, Rouen
Musée des Beaux-Arts - l’Échevinage, Saintes
Musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot (dépositaire de l’œuvre gravé de Louttre.B, 1963-1983)
Musée Despiau-Wlérick, Mont-de-Marsan
Victoria and Albert Museum, Londres
Musée des Beaux-Arts, Caen
Musée municipal de l’Évêché, Limoges
Musée de Peinture et de Sculpture, Grenoble
LAAC, Dunkerque
Taylor Institute et Ashmolean Museum, Oxford, Grande-Bretagne
Centre d’art contemporain Raymond Farbos, Mont-de-Marsan
Musée de Sens (dépositaire de l’œuvre gravé de Louttre.B, 1984-2006)
Musée Henri Martin, Cahors


Prix et décorations

Lauréat de la Biennale de l’estampe, Épinal, 1971
Lauréat de la Triennale de Grenchen, 1967
Lauréat de la cinquième Biennale de gravure de Tōkyō - prix O’Hara, 1967
Lauréat du prix des Onze, Paris, 1965
Lauréat de la deuxième Biennale de Paris, 1961
2007
Louttre.B, L'Œuvre gravé 1984-2006, "Homme de bois, homme de pierre, homme debout", texte d'Alin Avila, "La donation de gravures aux Musées de Sens", texte de Lydwine Saulnier-Pernuit, "La gravure, au bon plaisir de Louttre.B", texte de Gérard Sourd, "La matière d'abord", texte de Baptiste-Marrey, co-édtions AREA et Musées de Sens.
Louttre.B, "La Liberté de la peinture", texte d'Anne Malherbe, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel.

1997
Louttre.B, catalogue de l'exposition au musée, au Centre Culturel de la Visitation et à la Bibliothèque de Périgueux, texte de Véronique Merlin-Anglade.

1996
Louttre.B, peintures, gravures, sculptures, 1985-199, Catalogue de l'exposition au Centre d'Art Contemporain Georges Pompidou de Cajarc, au musée Zadkine, Les Arques et au Grenier du Chapitre de Cahors (Lot).
Louttre.B, "Éloge du quotidien", texte de Philippe Piguet.
"Louttre, la peinture n'est pas une issue", entretien entre Louttre et son fils Martin Bissière, peintre.
54 pages, 21 ill. coul., bibliographie et liste des expositions.

1994
Louttre B., Portrait en douze esquisses par Baptiste-Marrey et Réponses à Baptiste de Louttre.B
Editions Le Castor Astral/Centre Régional des Lettres d'Aquitaine, Bordeaux.

1991
Louttre. B, catalogue de l'exposition au Centre d'Art Contemporain de Mont-de-Marsan.
Louttre. B entre la proie et l'ombre, texte de Gérard-Georges Lemaire.

1987
Louttre.B, Chronique aux bords du visible de Michel-Georges Bernard in Cimaise n° 188 juin, juillet, août.
M.A. Louttre-Bissière, catalogue de l'exposition à la Galerie Heimeshoff.Jochen Krüper, Essen.

1985
L'Œuvre gravé 1960-1983, catalogue raisonné des gravures. Peintre-Graveur et graveur-peintre, texte de Bruno Foucart, éditions Fernand Hazan, Paris.

1983-1984
Louttre B., catalogue de l'exposition à la Galerie Heimeshoff, Essen puis au Mönchehaus-Museum für moderne Kunst de Goslar (All.)
Le paysage de Louttre, texte de Dora Vallier (allemand/français).

1981
Louttre B. par d'autres... in Cimaise n° 151, Paris.

1979
Louttre.B Coulheures, peinture 1977 à 1979, catalogue de l'exposition à la galerie Fabien Boulakia, texte de François Mathey.

1977
Louttre.B, plaquette de l'exposition à la Galerie Alain Digard, Paris.
Louttre B., gravures, catalogue de l'exposition au musée Gaston Rapin et à la Tour de Paris, Villeneuve-sur-Lot.

1973
Six artistes, participation de la France à la XII e Biennale de Sao-Paulo, catalogue de l'exposition, texte de Louttre B.

1970
Louttre/Fiorini gravures pour le mur, catalogue de l'exposition, galerie Jeanne-Bucher, textes de Gaëtan Picon, Louttre et Fiorini.

1962
Louttre, catalogue de l'exposition à la galerie Jeanne-Bucher, Paris, texte de Jacques Lassaigne.