Sadie Laska

Nudes

28 Septembre - 16 Décembre 2017

Saint-Etienne



ARTISTE DE L'EXPOSITION :
Sadie Laska


 La galerie présente une série de peintures réalisées par Sadie Laska lors de sa résidence autrichienne à SO ART l'été dernier. Pour ces œuvres, Laska est partie d'une série de dessins à main libre inspirés des mannequins des magazines de papier glacé : principalement des femmes nues d'anciens numéros de Playboy. Dans le but de retranscrire la qualité gestuelle de ses dessins à plus grande échelle, Laska a projeté ses images sur toile puis les a peintes dans le style de ses œuvres précédentes caractérisées par des superpositions dynamiques de tissus, des formes franches et des écheveaux de couleurs vives. Pour chaque œuvre, la figure centrale a été réalisée à la peinture aérosol, en suivant grossièrement les contours du dessin projeté, le tout en un seul geste. L'immédiateté et le risque associé à un tel procédé - la peinture aérosol excluant tout repentir - prête à sa peinture l'énergie instable du dessin, où geste, proportions et finesse du tracé concourent à faire émerger une forme humaine.
 
Les peintures de Laska ont longtemps joué de la couleur et de l'attitude et ses dernières peintures reprennent les stratégies visuelles de ses premières œuvres. Souvent bricolées à partir de matériaux inédits et de supports peu conventionnels, ses compositions incorporent des objets trouvés et des pièces de tissus insolites pour donner vie à des formes vibrantes de dynamisme. Un grand nombre de ses toiles montre des formes entremêlées à des jets de peinture aérosol aux contrastes vifs donnant l'impression de longs fils placés là pour structurer ses compositions. Cependant, Nudes marque un tournant chez Laska  et son approche de la ligne en peinture puisqu'au lieu d'utiliser l'aérosol comme structure, elle l'emploie pour décrire une forme. Bien que le matériau continue malgré tout d'apporter un cadre à ses toiles, les lignes presque punk de Laska prennent soudain une dimension représentative d'une manière qui crypte sa gestuelle et anime ses formes.

Zach Fischman, 2017.