Special Guest New York



08 Septembre - 28 Septembre 2015

Hors les murs




Artistes de l'exposition :
Denis Castellas
Franck Chalendard
Joe Fyfe
Sadie Laska
Lauren Luloff
Alexander Nolan
Eric Palgon
Wallace Whitney


 La galerie Bernard Ceysson est heureuse de présenter l'exposition : Special Guest

Vernissage : mardi 8 septembre 2015 à partir de 18h en présence des artistes

Lieu : Zürcher Gallery - 33 Bleecker Street, New York, NY 10012, USA

Contact : François Ceysson +33 6 08 07 02 79 / + 1 212 777 0790



Denis Castellas, Franck Chalendard, Joe Fyfe, Sadie Laska, Lauren Luloff, Alexander B. Nolan, Wallace Whitney

Cette exposition rassemble des œuvres de cinq artistes américains et de deux artistes français. Elle ne les confronte pas mais les réunit, parce qu’au-delà de différences disons formelles et stylistiques et de propositions iconographiques non assimilables à un commun dénominateur, il y a bien des similitudes remarquables qui rendent ces artistes, en quelque sorte, sœurs et frères d’armes. Tous sont liés à notre histoire, à l’histoire de notre galerie, à notre passion pour la peinture, à l’attention que nous portons à l’art américain. Et, tout particulièrement aux jeunes artistes qui assurent, à New York, à la peinture un revival prometteur. Nous les avons présentés à Paris, à Genève et à Luxembourg. Et, nous sommes tout particulièrement heureux et fiers de montrer leurs œuvres à New York.

On pourrait appliquer aux œuvres de Denis Castellas, Franck Chalendard, Joe Fyfe, Sadie Laska, Lauren Luloff, Wallace Whitney, - et tout aussi bien à celle d’Alexander B. Nolan - le « jeu » de critères et de concepts que Laura Hoptmann a utilisé pour caractériser la nouvelle abstraction américaine dans le remarquable essai qui ouvre le catalogue de l’exposition proposée l’an dernier par le MoMA, The For Ever Now. Contemporary Painting in an Atemporal World.

Ces configurations de formes que chacun de ces artistes nous propose s’apparentent moins à des compositions qu’à des assemblages, des montages, faits de réemplois de formes, de motifs, de structures formelles déjà utilisées, éprouvées en divers lieux au cours du temps. Ces artistes les ont puisés dans Internet, dans un musée imaginaire globalisant qui facilite, plus qu’une diaspora des formes, leur mise à disposition pour tous usages comme « pièces » téléchargeables adaptables à toute composition graphique ou picturale. Avec Internet, ces artistes bénéficient d’une inépuisable banque de données, d’un thésaurus de « fabriques », pouvant abonder leurs œuvres en cours, en temps réel, de formes, de motifs et de thèmes. Telles quelles ces données sont certes datables et localisables voire attribuables mais ne sont plus assignables à un lieu, un moment, un créateur. Elles ne véhiculent plus de contenus, de significations intrinsèques. Elles ne sont même pas des logos. Cette vacuité les délivre de l’anachronisme. Elles semblent s’inscrire dans une sorte d’atemporalité que l’on peut qualifier de « présent pour toujours ». C’est leur réemploi qui, d’une certaine manière, facilite leur réinterprétation et les réaffecte à des fonctions symboliques imprévisibles avant un « reenactement » qui ne peut toutefois être défini comme un banal dessein de reconstitution. On ne peut vraiment distinguer parmi ces artistes, sinon par leur patronyme, les Américains des Français. La subtilité que l’on prête à ces derniers apaise l’énergie que l’on attribue aux premiers. Cette exposition privilégie la couleur, comme pour nous garder de la bienséance « tonale » dominante dans la production artistique contemporaine. Cette dilection pour la couleur et sa force expressive et sensuelle semble exprimer une sorte de nostalgie froide de l’expressionnisme abstrait et des énergies qu’il libérait dans l’arène de la toile. Ce qui est remarquable dans cette renaissance de la peinture auquel ces artistes participent avec force, c’est l’affirmation quasiment existentielle de leur impatience créatrice et de leur attente prémonitoire de changements bien imprévisibles qui n’affecteraient pas seulement le monde de l’art. J’ose avancer que leurs œuvres nous changent la vie avant de changer le monde.
 



Informations Pratiques

Ceysson & Bénétière
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