Cult of the Crimson Queen

commissaire d'exposition : Michelle Segre

05 Février - 14 Mars 2020

New York




Artistes de l'exposition :
Sarah Braman
Amy Brener
Sedrick Chisom
Kari Cholnoky
Joy Curtis
Nikita Gale
Naotaka Hiro
Michael Mahalchick
Sarah Peters
Jennifer Sirey


 CULT OF THE CRIMSON QUEEN
Commissaire d’exposition Michelle Segre

5 février - 14 mars 2020
Ouverture le mercredi 5 février de 18h à 20h


La galerie Ceysson & Bénétière a le plaisir de présenter Cult of the Crimson Queen - commissaire d’exposition : Michelle Segre. Artistes de l'exposition : Sarah Braman, Amy Brener, Sedrick Chisom, Kari Cholnoky, Joy Curtis, Nikita Gale, Naotaka Hiro, Michael Mahalchick, Sarah Peters et Jennifer Sirey. Cette exposition restera ouverte du 5 février au 14 mars 2020.

Cult of the Crimson Queen s'appuie sur des allusions à l'iconographie cultuelle, aux pratiques rituelles et aux festivals de musique pour proposer l'art comme une force de guérison et un palliatif à la toxicité psychique et matérielle de l'Anthropocène. Cette exposition aborde le thème de la connexion entre l’esprit, le corps et l’environnement tout en reconnaissant l’éventualité d’implications alarmantes de la pensée collective. Les œuvres exposées cultivent un sens de bricolage et d’intervention surnaturelle, évoquant les vestiges d’un cérémonial. Des objets trouvés et des matériaux naturels, mais aussi des composés synthétiques apparemment toxiques sont rassemblés dans l’intention de représenter un paysage à la fois ancien et futur reconstruit après un effondrement écologique imminent.

Chaque artiste de cette exposition éveille intensément l’attention du spectateur. Dans la pièce sonore de Nikita Gales, Keynote Drift, une trompette imite le son des klaxons des voitures pour créer comme un Râga plaintif et détaché du monde, qui canalise la respiration du corps humain tout en communiquant ce qui pourrait être perçu comme une sirène d’alarme. Les Flexi-Shields d'Amy Brener sont suspendus comme autant d’apparitions d’être venus d’une future civilisation d'adorateurs autarciques de la déesse Terre, pourvus de cotons-tiges, de trombones et de fleurs. De la même manière, les formes squelettiques de Joy Curtis, faits de tissus et d’acier, délicatement teints avec des pigments naturels, exploitent la gravité pour se laisser pendre comme des costumes flamboyants dans l'attente d’être portés à l’occasion d’une danse rituelle. Évocation chorégraphique aussi dans le bronze pigmenté de Naotaka Hiro, un artiste dont le corps est littéralement le moyen d'expression, dans l’objectif de capturer l’action de soi, en manipulant sa matière de l’intérieur, qu’il s’agisse d'une toile ou d’un moule en silicone, en plâtre ou en cire. Il en résulte une œuvre dans laquelle l'artiste apparaît à son propre subconscient sous les traits d’un chaman ; des tendances chamaniques et dévotionnelles se retrouvent dans les travaux et les performances de l’artiste et sculpteur Michael Mahalchick, dont les posters et albums rock défigurés et composés en collages possèdent une aura burlesquement délirante et amplifiée dans l’assortiment de masques en latex qui rappellent l’énergie terrifiante de la foule. La mystérieuse tête de femme de Sarah Peters convoque les adeptes d'une société secrète, tandis que s’effondre la linéarité du temps à travers sa ré-imagination d’une ancienne forme d'icône qui semble si nettement actuelle. Dans la peinture sur papier de Sedrick Chisom, la magie et le surnaturel se mêlent aux fantômes d’une histoire sombre et menaçante, qui pourrait aussi être interprétée comme une conjuration d’une planète future, où les vivants marcheraient parmi les esprits du passé. Les rebutantes excroissances ressemblant à de la chair dans les vitrines de Jennifer Sirey sont en réalité des micro-organismes du genre Acetobacter vivants, cultivés dans un mélange de vin, plus ou moins poétiquement appelé « mère de vinaigre ». Les surfaces tendrement fétichisées aux couleurs acidulées des peintures de Kari Cholnoky, ses constructions en 3D issues d’un collage de matériaux tels que de la fausse fourrure, des bandages en coton et de la mousse, ressemblent à une nouvelle espèce prenant vie à partir d'un ragoût de barattage de déchets chimiques. L'artiste Sarah Braman, quant à elle, utilise une approche formaliste de la réaffectation des objets trouvés, en particulier des meubles, des pièces de voiture ou des morceaux d'arbre évoquant les actes ritualisés de la vie quotidienne qui, d’une manière ou d’une autre, réunissent la famille et les amis ou réconfortent les personnes seules, comme manger, lire, dormir, entrer en contact avec la nature, l'essence de ce qui, en fin de compte, sauvegarde notre santé mentale.

Michelle Segre (1965) vit et travaille à New York (USA). Elle a pris son BFA (Diplôme d’études postsecondaires en beaux-arts) à la Cooper Union School of Art de New York. Des expositions personnelles lui ont été consacrées dans des institutions telles que la Cress Gallery de l’université du Tennessee, à Chattanooga et au Musée d'art de l'université de l'État de New York (SUNY) à Albany (Antecedents of the Astral Hamster). Ses œuvres ont été intégrées à des expositions collectives au Nerman Museum of Contemporary Art d’Overland Park (Kansas), à l’Aldrich contemporary art museum de Ridgefield (Connecticut) et au MoMA PS 1 (anciennement P.S. 1 Contemporary Art Center) de Long Island City, pour n’en citer que quelques-uns. Elle s'est vu attribuer le prix de l'American Academy of Arts and Letters, la bourse de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation, la bourse de l'Artists' New York Foundation for the Arts et le prix de la biennale Louis Comfort Tiffany. A New York (USA), elle est représentée par Derek Eller Gallery. En 2019, le travail de Segre a été intégré dans la publication 100 Sculptors of Tomorrow, par Kurt Beers, chez Thames and Hudson, Londres (GB). 



Informations Pratiques

Ceysson & Bénétière
956 Madison Avenue 10021 New York

Horaires:
Mardi – Samedi
11h – 18h
T: +1 646 678 3717